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La seule chose qui puisse nous séparer de Dieu

L’aiguillon de la mort

De nos jours la loi défend l’avortement, la prostitution jouit d’une protection juridique, les diseuses de bonne aventure offrent leurs services dans les centres commerciaux; longue serait la liste des activités que les gens souvent ne prennent pas pour des péchés quoique la Bible les définisse ainsi. Il est bien évident que la différence entre l’opinion de la Bible et celle de la majorité des gens dans la manière de juger les actes concrets est tout à fait énorme. Dans l’arrière-plan de toutes ces choses on voit se dessiner deux conceptions du monde qui sont à l’origine de ce regard différent sur le péché.

C’est pourquoi tout d’abord la question n’est pas si telle ou telle chose est un péché, mais sur le  fond bien plus ce que nous entendons par péché. Pour arriver à bien s’orienter dans les situations concrètes, il faut premièrement définir la notion de péché. En vain dirions-nous à quiconque que l’homosexualité est un péché, si pour lui, selon sa manière de voir le péché, cela ne se qualifie pas péché. C’est pour cette raison qu’il est impératif de comprendre, en pénétrant derrière les péchés concrets, quels sont l’essentiel, l’origine et l’effet du péché. Puisque c’est de là que peut résulter la vraie compréhension de la rédemption et d’autres enseignements bibliques importants, et non en dernier lieu, la repentance des actions pécheresses!

Dieu a jugé que cette question était si importante qu’Il a inséré l’enseignement sur le péché dans le déroulement de l’agenda du salut au travers des âges. En plus, pour l’essentiel, c’est à cet enseignement qu’Il a soumit le rétablissement de tout l’univers. C’est pourquoi nous n’allons pas par la suite énumérer à partir de la  Bible les péchés concrets, mais nous chercherons à comprendre l’enseignement sur le péché, tel qu’il fut révélé au cours des différentes époques.

La loi produit-elle le péch?

Avant d’aborder la question du point de vue de la vision biblique, il nous faut prendre en compte comment est-ce que les hommes considèrent aujourd’hui le péché. La vision du monde de notre époque, au sens péjoratif du terme, est humaniste, moralement libérale. Elle ne considère pas le péché comme une réalité intrinsèque, objective, métaphysique et spirituelle, mais comme s’il était produit par la loi. En d’autres termes, le péché, selon cette conception, n’existe pas en soi, sans une loi quelconque ou indépendamment de la loi, mais qu’il vient à exister à partir du  moment où la loi énonce par rapport à ceci ou à cela qu’il s’agit d’un péché.

Derrière cette perception se trouve évidemment l’idée comme quoi il n’existe pas de mesure extérieure, éternelle, indépendante de nous-mêmes pour pouvoir déterminer ce qui est un  péché et ce qui n’en est pas. A défaut, c’est l’être humain qui est devenu la mesure par rapport à quoi on décidera si une chose est un péché ou non. La solution semble être simple: ce qui est nuisible à l’homme, est un péché, ce qui est ne lui nuit pas, n’est pas un péché.

ProtagoreSans entrer dans de trop longues explications, il vaut la peine de remarquer que cette conception a vu le jour pour la première fois à l’époque des sophistes grecs, qui consacrait leur attention à l’étude des secrets de l’univers et à celle des choses humaines. L’aphorisme de Protagore est devenu  un proverbe pour aujourd’hui: „L’homme est la mesure de toutes choses.” Or, cet anthropocentrisme de l’humanisme grec comptait pour son époque comme positif puisqu'il signifiait un affranchissement du terrifiant monde des divinités de la mythologie grecque et  remettait en question la légitimité de l’autorité de ces dieux immoraux sur les êtres humains. C’est pourquoi à cette époque c’était en tout point un acte de bravoure quand certains penseurs allaient même jusqu’à risquer  leur vie pour libérer les gens de la vénération traditionnelle des démons (daimons)

C’est déjà une toute autre question que cette vision du monde mettant l’être humain au centre s’est ensuite installée dans la culture européenne, et fut redécouverte particulièrement à l’époque  de la Renaissance pour ne jamais être oubliée. Bien que de nos jour, il ne reste guère des valeurs de l’humanisme de la Renaissance, si ce n’est ce relativisme moral qui mesure à l’homme la notion du péché, se révoltant cette fois non pas contre les dieux grecs mais contre le seul vrai Dieu vivant. Et cela n’est pas du tout pareil.

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche, philosophe allemand représenta une des tendances les plus radicales de la vision du monde de notre époque, dont l’interprétation du péché a profondément laissé sa trace sur la pensée européenne. Au fond, Nietzsche a affirmé que la religion des juifs puis celle des chrétiens a, pour ainsi dire, artificiellement créé la notion biblique du péché – ignorée auparavant par les peuples païens – et ainsi elles ont développé chez les hommes une fausse culpabilité et des remords opprimants.

Quelque stupéfiante que soit la conclusion finale, à laquelle Nietzsche parvint, il est incontestable qu’il y a un fondement réel à son point de départ, et partiellement il affirme une chose semblable à celle de l’apôtre Paul. Paul formule ainsi dans son épître aux Romains: „c’est par la Loi que vient la connaissance du péché” (Romains 3:20), puis un peu plus loin il affirme que „je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait dit: Tu ne convoitera point. Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans la loi le péché est mort. Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.” (Romains 7:7-11)

Lettre de papyrus de l’époque de l’apôtre Paul

Paul y ajoute encore que non seulement la Loi fait naître le péché, mais qu’elle le renforce et le multiplie. „Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde.” (Romains 5:20) Il est donc vrai que la loi morale, si l’on tente de la vivre, de la faire valoir en soi, sans la conduite et  le règne du Saint-Esprit, déforme l’homme. Regardons la réalité en face et soyons honnête: à peine trouve-t-on des gens aussi méchants que peuvent le devenir les gens religieux  parmi les irréligieux, „pécheurs”. C’est un des messages les plus fondamentaux du christianisme (cf. les pharisiens).

Or, la ressemblance entre Nietzsche, descendant d’une famille de pasteur luthérien et l’apôtre Paul prend fin sur ce point. En effet, l’apôtre Paul en tire ainsi la conséquence: „Que dirons-nous donc?  La  loi est-elle péché? Loin de là! … La loi est donc sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là!  Mais c’est le péché, afin qu’il se manifeste comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devienne condamnable au plus haut point. Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.” (Romains 7:7-14)

Par contre, Nietzsche a vu dans la loi morale judéo-chrétienne le plus grand ennemi et déformateur de l’humanité. Quelle est la différence décisive entre ces deux manières de penser? C’est que d’après Nietzsche le péché n’existerait pas si la loi ne l’avait pas produit; tandis que pour Paul le péché existait tout autant même dans l’époque précédent la loi, sans la loi, seulement il n’était pas discernable. Et, s’il en est ainsi, le péché est donc alors une réalité objective, spirituelle, „indépendante de notre état de conscience”.

Comment Paul considérait-il le péché? Qu’est-ce que l’apôtre Paul a compris au sujet du péché, qui était resté impénétrable à Nietzsche? La réponse à ces questions se trouve dans le message de Paul traitant de „l’époque de la conscience”.

La réponse de Paul

Selon l’enseignement des Écritures, l’histoire universelle évolue selon un agenda concret vers le but marqué par Dieu: c’est l’histoire du salut. Dans cet agenda, diverses époques du monde se succèdent, dont Dieu a déterminé la destination et la durée. A l’aube de l’histoire de l’humanité, Dieu a entamé le rétablissement de l’univers par une époque où Il n’a donné aucune loi pour l’humanité tombée dans le péché.

Dans son épître aux Romains l’apôtre Paul cherche la réponse à ce qui avait pu bien être l’objectif de Dieu:

„C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché – car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est imputé, quand il n’y a point de loi. Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de Celui qui devait venir.” (Romains 5:12-14)

Ici l’apôtre Paul parle de l’ère d’avant le don de la Loi, que les exégètes appellent en général „époque de la conscience”. Dans cet intervalle qui durait d’Adam jusqu’à Noé, Dieu n’a point donné de loi aux hommes, qui, à défaut de loi pendant 1656 ans n’étaient pas au clair sur ce qui constituait un péché ou n’en constituait pas. C’est pourquoi ils vivaient selon leurs désirs et leur conscience. Ils faisaient ce qui leur semblait bon, ils prenaient pour juste ce qu’ils voulaient et ils n’étaient pas châtiés durant leur vie puisque „le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi”. Dieu a interdit de punir le meurtre commis par Caïn puis Lemec: seul celui qui les aurait punis aurait pu s’attendre à une punition. C’était donc une époque véritablement „ultra-libérale”, rêve de Nietzsche: Dieu a interdit à l’homme de faire justice – Il n’a pas encore révélé la loi morale. Personne ne pouvait savoir que l’idolâtrie, l’adultère, le vol, le meurtre etc. étaient des péchés; l’humanité s’appuyait pleinement sur sa propre conscience.

Mais quel était par cela le but de Dieu? La réponse à cette question est contenue dans la fin de la phrase: „Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam.”  Du fait de la chute, non seulement Adam, transgresseur du commandement de Dieu, est mort, mais aussi ses descendants après lui, l’apôtre Paul en tire donc la conclusion: „jusqu’à la loi le péché était dans le monde”.

La seule généalogie dans la Bible qui tienne pour important de noter „et est mort” pour chaque homme en dehors de leur nom et de leur âge, c’est la généalogie de l’époque d’Adam jusqu’à Noé. Pourquoi fallait-il communiquer cela sur chaque homme? Parce que ce qui nous est déjà évident aujourd’hui comme quoi chacun meurt, était alors une expérience nouvelle et traumatisante pour l’humanité. Peut-être attendaient-ils pendant longtemps que le suivant ne meure pas – mais cela lui arriva également.

Nous ne réussissons à comprendre cela que si nous évoquons comment la Bible définit la mort. Selon l’épître aux Romains la mort est „le salaire du péché”, autrement dit, sa conséquence. Donc, selon la manière de voir de la Bible, la mort n’est pas une nécessité biologique comme le voit l’homme de la civilisation actuelle, moderne, matérialiste, scientifique. De ce fait, de la mort des descendants d’Adam, Paul parvint à la déduction comme quoi le péché devait être présent durant l’époque de la conscience quoiqu’il n’y eut aucune loi pour le mettre en évidence ou à la base de laquelle il aurait été condamnable à juste titre.

Il nous faut bien comprendre ce que dit Paul: „le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi”. Dieu donc non plus n’a pas imputé les péchés des gens individuellement à l’époque sans loi jusqu’au déluge. La mort les a atteints non comme une punition de Dieu, mais comme résultant de la présence du péché, ils ont été tué par le péché lui-même étant comme une réalité transcendante, cachée, encore non dévoilée. Pour cette raison, l’apôtre Paul voit le message principal de l’époque de la conscience dans ce que le péché est une réalité objective, spirituelle (métaphysique) qui existe et est présent alors même s’il n’y a aucune loi qui pourrait le dénoncer.

Paul affirme que ceux qui ont commis des péchés à l’époque de la conscience, „n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam”, mais d’une autre manière. C’est-à-dire, il ne s’agit point de ce que les descendants directs d’Adam n’aient commis des iniquités à l’époque de la conscience. La question qui se pose est seulement de savoir, comment est-ce qu’ils ont commis ce qu’ils ont commis. Au sujet du péché d’Adam, l’apôtre Paul emploie dans le texte original le mot transgression (parabasis) se rapportant au fait qu’Adam disposait d’une loi: „Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement.” (Genèse 2:16-17)  De ce fait, lorsque Adam a péché, il commit également une transgression consciente, il était donc digne du jugement, et son péché lui fut imputé. A l’opposition, Paul dit au sujet des hommes vivant à l’époque de la conscience qu’ils péchaient  d’une autre manière car ils n’avaient pas de loi, qu’ils péchaient en absence de loi, ainsi leurs péchés ne leur furent pas imputés, néanmoins ils sont mort. Pourquoi? Parce que le péché était déjà présent dans le monde, et il les a tués.

Cela revient à dire que l’idolâtrie, l’homosexualité ou la divination n’ont pas été considérées comme péchés précisément parce que la Loi mosaïque l’a énoncé, elles constituaient des péchés avant même que la Loi ne les ait mis en lumière. Selon la parole de Paul, le péché préexistant au don de la Loi, n’a fait que „saisir l’occasion” pour se manifester, se renforcer et abonder. Ce cas est similaire à celui que nous avons eu dans notre cours de chimie: nous avons essayé de détecter les éléments constitutifs invisibles du liquide en trempant le papier tournesol dans le liquide transparent. Évidemment, les divers éléments chimiques n’ont pas commencé leur existence quand le papier tournesol a viré du bleu ou au rouge, mais c’était seulement à ce moment qu’ils ont fait leur apparition.

Pareillement, le péché existe comme une réalité spirituelle, métaphysique même quand aucune loi morale ne le détecte. C’est la réfutation de Nietzsche, donnée par Paul bien longtemps à l’avance qui implique en même temps que si l’humanité réussit dans l’avenir à se défaire de la révélation morale judéo-chrétienne (à quoi elle s’applique massivement en ce moment), cela n’apportera pas un âge d’or heureux (les adeptes du Nouvel Age pensent tout comme Nietzsche), mais transformera la Terre en enfer et provoquera un nouveau jugement global de Dieu.

Quand „la règle d’or” n’est pas valable

Sur la base de ce que nous venons de dire, nous pouvons tranquillement percevoir l’époque de la conscience, comme une image précurseur de la vision du monde humaniste de nos jours, au sens négatif du terme humaniste. Les gens s’adonnent à leurs désirs pervertis presque sans barrage aujourd’hui, la notion biblique du péché leur est devenu obscure, ils appellent „problèmes”, déterminations génétiques, une manière de vivre alternative de telles choses que la Bible désigne purement et simplement comme péché.

Ce qui est tragique, c’est que la Bible ne rapporte pas le triomphe de l’époque de la conscience, mais bien son contraire. Cela veut dire que la faillite de la vision du monde humaniste, au sens péjoratif du terme, moralement libérale, a déjà été démontrée depuis bien longtemps, et que la conception morale nietzschéenne s’avère mauvaise. A l’époque de la conscience, voici cinq mille ans,  il a été prouvé que l’être humain est incapable par lui-même du bien. L’humanité a perpétré péchés sur péchés, elle s’est complètement démonisée ce qui a conduit au déluge.

Or, l’enseignement divin sur le péché, intégré dans l’agenda des époques du monde, ne faisait que commencer par l’époque de la conscience. Bien que du point de vue de notre thème nous nous centrâmes sur cette époque, il vaut toutefois la peine de résumer brièvement les éléments principaux de l’enseignement d’ores et déjà de six mille ans qui se déroulent sur le scène de l’histoire. Au travers de l’époque de la conscience Dieu a révélé et prouvé que le péché était une réalité objective, spirituelle, métaphysique qui existe indépendamment de la loi et qui est dévastatrice. La grande époque du monde qui suivit fut celle de la Loi mosaïque qui avait pour but, au sein de la nation juive, de rendre visible la réalité spirituelle du péché, réalité auparavant invisible et de prouver en même temps qu’il est impossible de s’en libérer par ses propres forces. Mais grâce à Dieu que l’histoire ne s’est pas terminée là, puisque ensuite Dieu  initia  l’époque de la grâce qui nous enseigne qu’il est possible d’être affranchi du péché par la grâce de Dieu.

Prenons un exemple pour voir où conduit dans la pratique la négation de l’objectivité du péché. De nos jours, le divorce n’est pris pour un péché éventuellement qu’au cas où, disons, il y a trois enfants au foyer, dont la personnalité serait gravement perturbé en cas de divorce des parents, ou bien si les conjoints entrain de divorcer se retrouvaient chacun  dans des circonstances financières insolubles etc.

Supposons par exemple qu’il n’y ait pas d’enfant dans le mariage et que chaque conjoint  dispose d’un bon arrière-plan matériel; supposons de plus qu’ils ne s’aiment pas et qu’ils ne se soient jamais aimés, et finalement qu’ils se soient mariés par erreur. Supposons qu’il pourraient divorcer en paix, en se souhaitant l’un à l’autre le meilleur aux côtés du vrai amour. Même „la règle d’or” ne serait pas brisée, puisque ils désirent à leur prochain  exactement ce qu’ils désirent pour eux-mêmes: divorcer.

Est-ce qu’ils peuvent divorcer sans pécher sur la base de la Parole de Dieu? Au sens des paroles de Jésus-Christ, nullement. C’est ici que ce se manifeste brillamment que le péché n’est pas seulement ce que les hommes constatent par eux-mêmes à savoir que le  péché implique qu’ils nuisent à l’autre, mais il s’agit de bien plus et de quelque chose de complètement différent. Ainsi le mariage ne parle pas d’eux seulement, mais de Dieu aussi.

L’origine du péché

Mais quelqu’un pourrait dire: qu’est-ce que nous entendons par le fait que le péché est une réalité objective spirituelle? Cela signifie que le péché est une réalité qui prend son origine dans le monde surnaturel. C’est pourquoi seul Dieu sait exactement ce qui constitue un péché et ce qui n’en est pas. C’est la raison pour laquelle Il n’est point assujetti à l’ordre de valeurs morales changeant au gré des différentes époques et cultures. Pour mieux comprendre sa genèse, il nous faut remonter jusqu’à la création des êtres spirituels. Comme l’apôtre Jean l’écrit, Dieu Lui-même est amour qui, voulant également partager son amour avec d’autres êtres, a d’abord créé des êtres spirituels. Puisque une relation d’amour n’est possible que parmi des personnes ayant la liberté, ce ne sont pas des „machines” que Dieu a créées, mais des personnes autonomes dotées de liberté auxquelles en plus Il a aussi conféré des sphères d’autorité. Cependant la liberté portait en elle-même la possibilité de l’indépendance. Quand Dieu a donné la liberté à ses créatures, Il savait à l’avance qu’elles se révolteront, et Il  pourvut également quant à  la solution.

Le péché originel de Lucifer résidait en ce qu’il pensait pouvoir gérer son domaine même indépendamment de Dieu. Lucifer n’était pas un être stupide puisque la Bible affirme de lui qu’il était plein de sagesse (Ézéchiel 28:12) que Dieu ne lui a pas non plus retirée après sa chute, mais elle s’est tout seulement corrompue, c’est-à-dire il s’est mis à appliquer cette sagesse à des fins mauvaises. Si cet être qui possédait une sagesse si exceptionnelle pouvait quand même penser que sa révolte pouvait réussir, cela nous amène à présumer que Dieu était extrêmement généreux dans la répartition du pouvoir et qu’Il a transmis la gestion de la majeure partie de l’univers à ses créatures.

D’après le prophète Ézéchiel, Lucifer reçut bien un très grand pouvoir, Dieu lui avait confié une  partie considérable de l’administration de l’univers, c’est pourquoi il pouvait croire que sa révolte aboutirait. Peut-être, seul le secret de Christ lui était inconnu (1 Corinthiens 2:8). Dieu jugea tout de suite comme péché sa tentative de devenir indépendant puisque celle-ci contrecarrait l’ordre divin. Nous  pouvons arriver à en saisir l’essentiel  si en schématisant,  nous supposons ceci: s’il s’était avéré que Lucifer avait imaginé pouvoir réaliser dans son empire détaché de Dieu un monde de paix et de bien-être sans faire de mal à qui que soit, alors même il aurait commis un péché. Parce que le fait de devenir indépendant de Dieu est en soi-même l’essentiel du péché (ce qui au fond, bien sûr, jamais ne mènera au bien ou à la paix).

L’essence du péché originel réside donc dans la négation de l’ordre divin, dans le désir d’être indépendant de Lui – c’est ici l’arrière-plan et le fondement spirituels, métaphysiques de tous les péchés humains. Celui qui s’adonne à un acte de fornication concret sur la terre, qui vole, ou qui porte envie à un autre ou commet un adultère, qui profère des jurons, au fond il se solidarise à la négation de l’ordre divin, reniant des lois divines éternelles qui maintiennent l’ordre éternel dans l’univers. C’est justement à cela que Dieu fait allusion en demandant à Job: „Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence?” (Job 38:2)

Le péché originel

Dans le passage cité déjà plusieurs fois ci-dessus de son épitre aux Romains, l’apôtre Paul décrit l’événement, comment le péché est entré de l’éternité dans le monde visible: „C’est pourquoi donc, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi tous ont péché.” En fait, Paul parle de deux sortes de péché dans ce passage.

Le premier est le péché originel que les hommes héritent d’Adam. Ce péché s’étend sur tous les hommes „à la base” sans qu’ils aient du faire quoi que ce soit de mal. En fait, l’homme est originellement pécheur, à partir du moment de sa conception: „Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché.” (Psaumes 51:7) Et le péché effectif c’est celui qu’un homme commet en fait réellement. Au sujet du rapport des deux l’apôtre Paul souligne que dans l’ordre, le péché originel précède le péché effectif et que les gens commettent des péchés effectifs parce que la nature originellement pécheresse, corrompue est a priori en eux.

Cependant,très fréquemment,  les hommes ne comprennent quand même pas en quoi consiste le péché originel. On entend souvent des questions comme celles-ci: „Pourquoi suis-je responsable du péché d’Adam, moi?” ou „Qu’y puis-je si Adam a fait ce qu’il a fait?” etc. C’est juste pour cette raison que nous tentons dans la suite d’éclaircir brièvement l’essence du péché originel. Partons des questions citées tout à l’heure que les gens ont réellement l’habitude de se poser. Pour ces questions, l’apôtre Paul emploie cette expression récurrente: „maintenant je parle à la manière des hommes”.

Par cela Paul veut se référer à ce que Dieu observe les choses sous l’optique de l’éternité, disposant de la connaissance réunie du passé, du présent et du futur, en un mot Il les observe d’une autre perspective que celle des hommes. Toutefois, l’apôtre Paul n’écarte pas la question, mais, de plus c’est justement lui qui émet l’exemple le plus hardi, le plus ébahissant et tout à fait extrême en posant la question suivante dans l’épître aux Romains à savoir: le pharaon tourmentant Israël est responsable des choses commises auxquelles Dieu l’avait pourtant destiné? La réponse est que oui, il en est responsable.

Mais alors, comment Dieu peut-Il être quand même juste? Qu’est-ce qu’Il dira au pharaon au Jugement Dernier quand il se défendra en disant que sa condamnation ne serait pas juste puisqu’il ne faisait que ce à quoi Dieu l’avait destiné et qu’il n’était  même pas capable d’agir autrement. Comment Dieu peut-Il alors lui demander quand même des comptes?

Avant de répondre à ces questions, prenons d’abord un autre exemple qui n’est pas inclus directement dans la Bible, mais que les gens soulèvent souvent. Quel sera, dans le dernier jugement, le destin éternel disons, de l’aborigène océanique ayant vécu au Moyen Âge, qui voulait être un homme bien à sa manière et pendant toute sa vie il s’appliquait à satisfaire au mieux  toutes les prescriptions et rituels de la tribu, mais  aucun missionnaire ne s’est jamais rendu dans son lieu de résidence. Ainsi il est mort, sans que de par sa propre faute, il n’ entendisse jamais parler de la Bible, tout en ignorant qui était Jésus-Christ, et c’est pourquoi évidemment il ne pouvait même pas se repentir. Comment Dieu peut-Il être juste s’Il condamne éternellement cet homme, lors du jugement ? Qu’est-ce que Dieu pourra lui répondre si, au dernier jugement, cette personne lui disait qu’il n’y pouvait rien de ce qu’il ne s’est pas repenti et qu’il estime injuste sa condamnation?

En principe général la Bible énonce que dans un tel cas l’homme sera condamné lors du Jugement Dernier parce que tous les hommes auraient du reconnaître d’eux-mêmes l’existence de Dieu, de par leur conscience et au travers du monde créé, reconnaître la nature et les lois de Dieu, mais le fait que personne ne le fasse, est causé par le péché hérité et que c’est notre responsabilité seule (Romains 1:18-25). A cause du péché d’Adam la damnation de toute l’humanité est légitime aux yeux de Dieu.

La réponse à ces questions est donc à rechercher dans le péché originel. Au fond, nous devons percevoir le péché originel comme une rupture de contrat. „Ils ont, comme les autres hommes, transgressé l’alliance” (Osée 6,7). En la personne d’Adam Dieu a traité un contrat avec toute l’humanité dans Éden, de même qu’un chef d’État est habilité à représenter tout le peuple lors de la signature d’un contrat. Le principe spirituel d’après lequel le Dieu Éternel, Maître du temps voit dans la personne contractante également ses descendants, figure dans l’épître aux Hébreux, aux versets 9-10 du chapitre 7 par rapport à Abraham et à Lévi: „De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham; car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.”

Suivant ce principe, lorsque Abraham donna la dîme à Melchisédek, en même temps, aux yeux de Dieu, le futur arrière-petit-enfant d’Abraham, Lévi qui n’était pas encore né a également donné la dîme à Melchisédek. De la perspective de l’éternité Dieu a considéré que Lévi était déjà dans les reins d’Abraham lors de sa rencontre avec Melchisédek. Pareillement à Abraham, au moment de la passation du contrat avec Adam, Dieu voyait dans Adam ses descendants aussi, c’est-à-dire cette fois toute l’humanité – tout comme un contrat international signé par un chef d’État  est  valide pour tout l’état et pour les chefs d’État suivants en diplomatie. Quand Adam a péché, aux yeux de Dieu nous aussi, nous tous avons péché en lui, avec lui.

Il faut souligner que ce n’est pas Dieu qui a résilié ce contrat, mais le genre humain qui, à la chute, était déjà dans les reins d’Adam et qui s’est trouvé ainsi universellement dans l’état juridique de désistement de contrat. C’est pourquoi après la résiliation unilatérale du contrat nul homme n’est plus en condition juridique de demander des comptes à Dieu des choses qu’Il ne garantissait que dans le  cadre du contrat. A cause de la violation de contrat Dieu ira demander des comptes à toute l’humanité à juste titre, donc également au pharaon.

Il nous faut comprendre qu’à partir du moment de la violation du contrat rien n’oblige Dieu à accorder la grâce à l’homme. De plus, Dieu aurait agi légalement et en toute justice même s’ll n’avait fait grâce à aucun homme pour le salut depuis Adam. Si toutefois, la bonté de Dieu dépasse sa propre justice et sa légalité quand il appelle quelques hommes, les autres hommes réprouvés avec justice ne peuvent dire que Dieu était injuste à leur égard parce qu’Il a gracié quelque-uns. Dieu ne doit la grâce à aucun homme puisqu’alors cela ne serait plus une grâce mais une chose due légitime. L’essence de la grâce cesserait si nous l’interprétions comme quelque chose que Dieu est obligé d’accorder à l’homme. Si Il l’accorde quand même, à Lui la gloire!

Jésus aussi a fait allusion à cette situation juridique dans sa parabole sur les vignerons où il est question d’un maître qui embauchait des ouvriers à l’aube puis à neuf heures, à midi, à trois heures de l’après-midi et finalement à cinq heures de l’après-midi. Il a convenu „d’un denier” avec les ouvriers qui labouraient depuis l’aube, or lors du paiement du soir,  les ouvriers qui se sont mis à travailler le plus tard ont reçu, eux aussi un denier. Là-dessus les laboureurs ayant travaillé depuis l’aube – qui d’ailleurs ont reçu leur argent selon le contrat – ont commencé à murmurer, reprochant l’injustice du maître qui leur a ainsi répondu: „Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux?” (Matthieu 20:15)

Dans son épître aux Romains l’apôtre Paul démontre que le péché originel est universel et qu’on ne peut y échapper que par la nouvelle naissance. C’est-à-dire qu’il n’y a aucun fondement biblique à l’opinion répandue comme quoi seul les criminels de droit commun seraient damnés, voire même eux non plus mais si quelqu’un fut en général un homme bon, il devrait recevoir le salut automatiquement.

Dans la Bible il y a des critères très claires pour l’obtention du salut éternel: l’homme doit naître de nouveau pour être délivré du péché originel et de la damnation qui s’en suit nécessairement. Néanmoins ces faits sont occultés de nos jours dans la vision humaniste qui pourrait se référer comme argument en  opposition aux éléments précédents, au deuxième chapitre de l’épître aux Romains: „Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes. Ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite dans leur cœur, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.” (Romains 2:14-16)

Selon l’interprétation humaniste de la Bible ce passage prouve que tiens, tiens il existait quand même des païens dans l’histoire qui furent capables de faire le bien jusqu’au bout et ainsi d’être agréable à Dieu et de parvenir au salut. Or, le seul problème avec cette théorie est que de tels hommes qui n’avaient pas la conscience déformée et qui étaient capables d’accomplir pleinement la loi de Dieu depuis Adam jusqu’à la résurrection de Jésus-Christ – juste à cause du trait universel du péché originel – n’ont jamais vécu sur la terre.

Ce passage ne peut s’appliquer qu’exclusivement à des hommes qui, bien qu’issus des nations, sont entre-temps nés de nouveau. De ce fait le péché originel et ses suites ont commencé à s’éclipser dans leur vie ce qui les rendait de plus en plus aptes à réaliser la volonté de Dieu. C’est à quoi se réfère l’expression „l'œuvre de la loi est écrite dans leur cœur”. L’apôtre Paul parle donc ici des chrétiens ayant un cœur nouveau et un esprit vivifié.

C’est leur exemple que l’apôtre prend à l’encontre des chrétiens d’origine juive se ventant de la Loi et prétendant être plus juste qu' autrui à cause de la Loi. Paul dit que les croyants nés de nouveau d’entre les nations vont les confondre parce que la Loi est incapable d’anéantir le péché originel dans la vie d’un homme, incapable de créer un cœur nouveau en lui puisque seul le fait de naître de nouveau par la foi en Jésus-Christ peut créer cela dans l’homme.

La poêle en fer d'Ézéchiel

Même au grand milieu des difficultés, des attaques et des persécutions successives, l’apôtre Paul est parvenu à la conclusion comme quoi: „ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.” (Romains 8,38-39)

Il est incontestable que ces forces peuvent causer beaucoup de peine et de souffrance aux enfants de Dieu, mais une chose leur est impossible: les séparer de Dieu. Dans tout l’univers il n’y a qu’une seule réalité qui puisse séparer l’homme de Dieu, c’est le péché. Si nous voulons définir la notion du péché d’une autre manière que ce que nous avons fait jusqu’ici, nous pouvons en donner la définition suivante:  le péché est la réalité spirituelle qui sépare l’homme de Dieu. Cette dernière saisit parfaitement l’essence du péché.

Le prophète Ézéchiel a présenté cette vérité de façon imagée aux juifs. Dieu lui a commandé de préparer la maquette simplifiée de la ville Jérusalem puis de prendre une poêle en fer dans la main, pour la tenir solidement entre la maquette et son visage et tourner sa face contre la ville avec colère: „Et toi, fils de l’homme, prends une brique, place-la devant toi, et tu y tracera une ville, Jérusalem. Représente-la en état de siège, forme des retranchements, élève contre elle des terrasses, environne-la d’un camp, dresse contre elle des béliers tout autour. Prends une poêle de fer, et mets-la comme un mur de fer entre toi et la ville; dirige ta face contre elle, et elle sera assiégée, et tu l’assiégeras. Que ce soit là un signe pour la maison d’Israël!” (Ézéchiel 4:1-3)

Le fer est le symbole du péché dans les Écritures. Cette casserole de fer qui le représente dans cette prophétie, symbolise le péché qui sépare la ville et Dieu. Le prophète Ésaïe considère que le péché a pour essence et pour conséquence ce qui suit: „Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu. Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter.” (Esaïe 59:1-2). Selon Ésaïe le péché dresse donc un mur spirituel entre homme et Dieu à tel point que rien ne peut passer à travers, ni même la prière.

Selon Jérémie, il arrive que Dieu  se laisse entourer de nuages pour que la prière n’accède pas à Lui à cause du péché (Lamentations 3:42-44) et l’apôtre Jean attire également l’attention: „Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.” (Jean 9:31)

Cela veut dire qu’il existe une prière que Dieu n’exauce pas à cause des péchés de celui qui prie. Mais Isaïe parle également de ce qu’il n’est pas automatique que Dieu se cache ni que ce mur spirituel nous sépare de Lui. On peut Le rencontrer et Le connaître mais il y faut  pour cela que le mur du péché barrant le passage soit démoli. Et cela commence par la conversion…

La Bible – les péchés de sentiments
L’ingratitude (2Timothée 3:2).

L’irrespect, désobéissance à l’égard des parents (Exode 20:12, 21:17; Matthieu 15:3-6; Ephésiens 6:1-3).
L’enfant, naturellement, ne doit l’obéissance à ses parents que tant qu’il est mineur. Mais il doit les honorer aussi en tant qu’adulte. Selon les Écritures l’honneur implique de prendre soins d’eux financièrement aussi si cela est nécessaire quand ils vieillissent.

La méchanceté, la malveillance, la malignité (Romains 1:29).

La corruption, le manque de caractère (Romains 1:29).

L’envie, la jalousie (Romains 1:29).

La haine, la rancune, le meurtre (Exode 20:13).
La haine est déjà considérée comme meurtre dans la Nouvelle Alliance (Matthieu 5:21–26; 1Jean 3:15). Il vaut la peine de mentionner, en particulier, le racisme de tout ordre, entre autres le pire, l’antisémitisme: celui-ci est un péché occulte également parce qu’il s’oppose à la nation élue par Dieu et contre le plan que Dieu veut réaliser à leur sujet. (Genèse 12:3, 27-29; Nombres 23:7–8; Romains 11:11–32).

L’ingéniosité au mal, la manigance (Romains 1:30).

Le manque de loyauté, l’insociabilité (Romains 1:31).

Le manque d’affection naturelle(Romains 1:31).

Le manque de pardon, le ressentiment tenace, l’amertume (Romains 1:31).

Le manque de miséricorde (Romains 1:31)

Les animosités (Galates 5:20)

 La colère (Galates 5:20) 

Les querelles, les disputes, les divisions Galates 5:20).
Rébellion contre une autorité quelconque assignée par Dieu.

L’égoïsme, l’amour de soi, l’égocentrisme (2Timothée 3:2).

L’insensibilité, l’intransigeance (2Timothée 3:3).

La cruauté (2Timothée 3:3).

*Le classement sur les péchés ici et sur les pages suivantes a été préparé à la base de ce qu’on appelle  les „catalogue de péchés” se trouvant dans la Bible: Exode 20:3–17;Marc 7:20–23; Romains 1:18–32; 1Corinthiens 5:11, 6:9–10; Galates 5:19–21; 2Timothée 3:1–5.

La Bible – Les péchés sexuels
La fornication (Exode 20:14; Deutéronome 22:23–24; Romains 1:29; 1Corinthiens 5:1–13, 6:9–20). Toute relation sexuelle en dehors de l’alliance de mariage conclut avec une seule personne de l’autre sexe pour une vie entière. L’adultère est déjà commis même alors si l’acte sexuel ne s’accomplit pas entièrement, de plus alors même si cela commence seulement dans le cœur ou dans les yeux. (Matthieu 55:27–30).

L’adultère (Lévitique 18:20; Deutéronome 22:22). La relation sexuelle hors mariage commise par une personne engagée dans les liens du mariage; relation sexuelle d’une personne non mariée avec une autre vivant dans un mariage.

Divorce (Matthieu 5:31–32, 19:3–9). Dissolution sans cause du mariage. Dans la Nouvelle Alliance le divorce n’est accepté légitimement qu’en cas d’une relation extra-conjugale de l’autre conjoint(e). (Matthieu 5:32; 1Corinthiens 7:10–17). Divorcer pour toute autre raison était qualifié d’adultère par Jésus.

La perversion sexuelle: toute acte sexuel contre-nature et pervers, même dans le mariage: vie conjugale durant les règles (Lévitique 18:19, 20:18), l’acte sexuel contre-nature, l’inceste (Lévitique 18:6–18; 1Cor 5:1–5), le nudisme, la pornographie (films, vidéos, livres etc.: Mt 5:27–30), la prostitution (Deutéronome 23:17), le viol (Deutéronome22:24–27) etc.

Autres perversités graves: l’homosexualité (Lévitique 18:22, 29, 20:13; Romains 1:24–27; 1Corinthiens 6:9), la sodomie (Exode 22:19, Lévitique 18:23–29), le transvestisme (Deutéronome 5Móz 22:5) et toutes autres perversions et obscénités semblables.

L’impureté sexuelle (Lévitique 15: 16–18; Deutéronome 23:9–11; Rome 1:24; Galetas 5:19). Ici appartient en premier lieu la masturbation.

La Bible – Les péchés de l’intellect
L’orgueil de l’entendement (Genèse 2:16–17, 3:1–6; 1Jean 2:15–16).

L’iniquité, la perfidie, les fausses idéologies (Romains 1:29).

L’orgueil, la hauteur, l’arrogance, la fierté, la présomption (Romains 1:30; 2Timothée 3:2–4).

L’athéisme (Romains 1:30).

La folie, le manque de bon sens (Romains 1:31; Psaume 14:1).
Ce ne sont pas les facultés naturelles qui sont concernées ici, mais la paresse spirituelle, l’incompréhension qui fait en sorte que  les gens s’engagent de façon fidèles dans des sottises irréfléchies. (Proverbes 24:9).

L’audace (2Timothée 3:4).

La Bible – Les péchés spirituels (religieux et occultes)
La vénération d’autres dieux (Exode 20:3). Chaque homme a pour dieu ce qui lui donne le sens de sa vie, pour qui il vit, de qui il attend la solution, ce qui est au centre de son cœur. Tout ce qui devient ainsi le centre de notre vie hors du Dieu de la Bible, tout ce qui prend Sa place ou qui se place à côté de Lui, est un autre dieu. Peuvent le devenir: l’argent, les biens, la réputation, l’influence, le pouvoir, la famille, l’amour, le délice, les parents, l’enfant, le succès, le savoir, la reconnaissance, la profession, le ministère dans l’église, notre soi etc. Un autre dieu est un être spirituel ou terrestre à qui l’on adresse sa prière (saints, anges etc.) en attendant d’eux une solution définitive, à qui l’on s’adonne en dehors du Dieu vivant. Autre(s) dieu(x) sont encore le(s) dieu(x) de toutes religions en dehors de la Bible.

L’idolâtrie (Exode 20:4–6): se prosterner, s’agenouiller dans un  but religieux devant des images, statues, reliefs, symboles ou autres objets matériels quelconques, leur prier ou prier avec leur aide, les servir (les décorer, leur porter des fleurs etc.).

Prendre le nom du Seigneur en vain (Exode 20:7). Cela vise en premier lieu  quand quelqu’un présente ses propres pensées, son propre avis ou autre enseignement humain comme vérités venant de Dieu, et les présente en faisant référence à Dieu ou en appelant à l’autorité divine.  Y compris  tous les faux enseignements et fausses prophéties usurpant illégalement l’autorité divine en vue de s’ingérer dans la vie des gens et de les manipuler. En outre appartiennent ici la prononciation et répétition superflues et inutiles du nom de Dieu ou de l’un de Ses noms ainsi que les propos et discours vides, dévots.

Le commandement d’observer le sabbat (Exode 20:8–11) n’est en vigueur qu’au sens spirituel dans la Nouvelle Alliance (Colossiens 2:16–17). Sa signification spirituelle concerne la paix et le repos découlant d’une vie menée par la foi. (Hébreux 4:1–11). La transgression du sabbat dans la Nouvelle Alliance signifie donc l’incrédulité, le péché de croire dans la justification par les œuvres.

Les péchés occultes (Deutéronome 18:9–14; Gal 5:20). Cela concerne toute entrée en contact ou recherche de relation avec le surnaturel qui consiste à s’approcher du monde surnaturel non pas par suite de l’obéissance à la Parole de Dieu et au Saint-Esprit et d’une conversion du  cœur. Ce sont concrètement par exemple les suivants: les tables tournantes, la chiromancie, la graphologie, la perception extra-sensorielle, l’hypnose, la suggestion, le training autogène, la méditation, le yoga, l’astrologie, les horoscopes, la lévitation, tous les genres de la divination, la magie de l’eau, les tarots, la divination par le pendule, la magie noire, la magie blanche, l’évocation  des morts (le spiritisme, les médiums), l’utilisation de formules magiques, l’ensorcellement  (recours à une puissance surnaturelle afin que notre volonté se réalise – cela peut être encore une prière illégitime, le chantage émotif ou une psychotechnique moderne de marketing ), la magie (toutes formes de l’hypnose à la  suggestion), l’enchantement (manipulation avec gentillesse, amabilité ou avec colère, tristesse, quand quelqu’un veut est sur le plan émotionnel attaché à une autre personne pour lui imposer sa volonté ou pour pénétrer illégalement dans sa sphère du privé, sa vie affective – certaines tendances de la psychologie font également partie de cette catégorie de malédictions, les fétiches (utilisation d’ objets dans un  but surnaturel, la cabale, les porte-bonheurs, les fétiches etc.), la voyance, la superstition, la visite d’esprits morts, la nécromancie (conversation avec des morts, également les prières qui leur sont  adressées), le biorythme, l’explication des rêves, la sorcellerie, l'iridiologie, les activités des gourous, le massage des plantes de pieds, l’acupuncture, de nombreuses branches des médecines douces, la parapsychologie, les jeux de hasard joués avec de l’argent, la méditation transcendantale et autres de ce genre.’occultisme religieux: fausse prophétie, opposition au Saint-Esprit, la désobéissance (1Sam 15:22–23) etc.

La Bible – Les péchés de la langue
Le blasphème, les jurons (Lévitique 24:10–16).

L’utilisation du nom de Dieu en vain (Exode 20:7).

La déloyauté, le mensonge, l’hypocrisie, la perfidie (Exode 20:16, 23:1–2; Lévitique 19:11; Ephésiens 4:25).

Le commérage (Romains 1:30; 1Timothée 5:13).
Transmission d’informations vraies ou de fausses  à des tiers non habilités, l’indiscrétion.

La calomnie (Romains 1:30).
La transmission incompétente, malveillante d’informations  vraies ou fausses informations et de secrets en vue de détruire des bonnes relations.

La vanterie, la  fanfaronnade (Romains 1:30).

Les jurements (Matthieu 5:33–37).

Les querelles, les rivalités (Romains 1:30).

La rétractation de promesse (Galates 5:20).

La trahison (2Timothée 3:4).

La flatterie (Proverbes 29:5).

Les faux témoignages (Exode 20:16).

Les jurons, les malédictions (Jacques 3:9–10).

L’obscénité (Éphésiens 4:29; Col 3:8).

La folie (Éphésiens 5:4).

Les propos vides (Éphésiens 5:6–11)
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La Bible – Les péchés de convoitise
La convoitise des biens appartenant à quelqu’un autre. (Exode 20:17). Au niveau du désir,  ceci est déjà un péché.

Le vol (Exode 20:15; Éphésiens 4:28).

Tout autre acquisition de biens matériels par violence. (1Corinthiens 5:9–13, 6:10).
Par menace, chantage, fraude, pillage, rétractation d’une promesse etc.

L’ivrognerie et l'alcoolisme (1Corinthiens 6:10; Galates 5:21).

Les dérèglements (Galates 5:19).

Les passions pernicieuses (1Corinthiens 3:16–17, 6:12–20; 2Corinthiens 6:16–7:1).
L’alcoolisme, le tabagisme, la consommation excessive de café et de thé (si cela apparaît comme un lien), les drogues, l’accoutumance à des médicaments, (calmants, stimulants) et toutes autres activités qui ruinent la santé du corps ou provoque une emprise.

Les excès (2Timothée 3:3).

La paresse, l’inertie (Proverbes 6:6–9).

Consommation de sang ou d’animal étouffé (charogne) (Genèse 9:3–4; Lévitique 7:26–27, 17:10–14; Deutéronome 12:23– 25).
Cette prohibition alimentaire est restée valide dans le Nouveau Testament également à l’égard des chrétiens d’arrière-plan non juif. (Actes 15:19–20, 22–29). La consommation de sang est aussi un péché occulte (Lévitique 19:26).

La consommation de  viande du sacrifice offerte à des idoles (Actes 15:19–20, 22–29; 1Corinthiens 10:14–33).

Source: Nouvelle Exode

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