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Le don de parler en langues: la source du renouveau

Une conversation
secrète avec Dieu

Dans le christianisme, la Pentecôte est la fête de l’avènement du Saint Esprit. C’est ce jour-là de cette fête juive (le jour de Shavou’ot, c’est à dire la fête des semaines) que l’Esprit de Dieu descendit pour la première fois sur les disciples de Jésus à Jérusalem pour les remplir de sa puissance et les rendre capables par sa force de déclencher un réveil dans le monde entier. Revêtus d’une force surnaturelle, des signes et des miracles vont désormais accompagnés leur témoignage de la résurrection et de l’ascension de Jésus-Christ.

Le Saint Esprit peut toucher n’importe quelle personne n’importe quand. On se souviendra même après plusieurs années de cette sensation douce, semblable à celle que connaît un voyageur dans le désert, entrain de mourir de soif, qui tombe sur une source de laquelle il peut enfin se désaltérer. A la différence près que le baptême du Saint Esprit est comme si la source, le robinet était installé pour toujours en nous afin de pouvoir en boire n’importe quand. Cette source, ce robinet est la personne même du Saint Esprit.

Le baptême du Saint Esprit des disciples de Jésus était particulier et unique, un événement qui ne pouvait plus se reproduire dans leur vie. Après ce baptême, ils furent bien  „remplis du Saint Esprit” à plusieurs reprises, mais la première Pentecôte se distinguait bien des autres fois. Après ce baptême, ils puisaient de nouveau dans la source intérieure qui fut créée en eux ce jour mémorable, quand la personne et la force du Saint Esprit descendit du ciel la première fois sur eux, les inonda, remplit leur personnalité pour demeurer ainsi en eux pour toujours.

L’eau symbolisant le Saint Esprit était un symbole beaucoup plus fort pour les peuples du désert que pour nous, les Européens. Cet événement, „le baptême du Saint Esprit” est donc bien un événement particulier et unique dans la vie de chaque chrétien. Ces conceptions théologiques sont donc erronées qui l’associent à une autre démarche de foi, notamment au processus de conversion. Certains disent que le baptême du Saint Esprit a lieu au moment de la conversion, puisque celui qui se convertit reçoit Jésus, l’Esprit du Christ. Selon d’autres opinions, il aurait automatiquement lieu lors du baptême d’eau.

Cependant dans la Bible on peut bien voir dans le cas des disciples de Jésus que, bien qu’ils se soient repentis  de tout leur cœur et ils aient déjà  été baptisés d’eau,  c’est bien le baptême du Saint Esprit, la  réception du Saint Esprit qui fut un événement particulier, unique, non-assimilable à un autre dans leur vie.

Le cerf cherche la rivière non seulement pour étancher sa soif, mais il s’y plonge, afin que ses poursuivants perdent son odeur. Certains enseignants de la Bible ont donc bien raison de l’appeler une deuxième expérience, en soulignant qu’il ne faut absolument pas la confondre ni avec la conversion ni avec le baptême d’eau. Ceux qui assimilent ces événements avec le baptême du Saint Esprit, comme si celui-ci s’était produit lors de leur conversion ou lors de leur baptême d’eau n’ont encore pas du tout bénéficié en réalité de la totalité du Saint Esprit.

On ne peut non plus considérer comme baptême du Saint Esprit le fait d’être très fortement touché par le Saint Esprit, même si cela se manifeste par une expérience surnaturelle significative. De même, la confirmation n’accorde pas non plus le baptême du Saint Esprit, étant donné d’une part qu’elle n’est pas précédée de la conversion et de la nouvelle naissance au sens biblique, d’autre part que la réception du Saint Esprit n’est pas un acte rituel mais bien un évènement réel.

La confirmationLa confirmation. Question: est-ce que l’acte religieux est suivi de signes bibliques? Le baptême du Saint Esprit n’est pas un acte rituel mais bien un événement réel.

L’évènement du baptême du Saint Esprit suppose que l’homme a déjà la foi en Jésus Christ, qu’il a reçu le Messie dans son cœur et qu’il s’est véritablement engagé à le suivre, et également qu’il invite le  Saint Esprit, en tant que troisième personne divine – qui se distingue à la fois de Jésus et du Père – pour toujours dans son cœur, dans son âme, et également dans son corps, c’est-à-dire dans sa personnalité entière. Pour que cela se produise, il faut premièrement qu’il se livre sans condition et pour toujours à Dieu et à Jésus Christ par une foi vivante dans la mort propitiatoire et la résurrection du Rédempteur, en obéissance à la parole de Dieu et au Saint Esprit: c’est ce qu’on appelle  la conversion.

Si cette condition est déjà remplie, il faut demander à Dieu, de nous remplir du Saint Esprit au nom de Jésus Christ. Selon la promesse de Jésus, confirmée plusieurs fois, on peut être sûr que sa demande sera exaucée par Dieu (voir p.ex. Luc 11:9-13). Selon l’affirmation de Jean Baptiste, c’est Jésus qui, „( il) vous baptisera du Saint Esprit et de feu” (Mathieu 3:11). Dieu donne donc le Saint Esprit et Jésus baptise le croyant du Saint-Esprit.

Ensuite, le croyant doit recevoir par la foi l’Esprit de Dieu qui, en répondant à sa prière, l’a entouré tout de suite (Jésus a commencé tout de suite à le remplir du Saint-Esprit)et a hâte de pouvoir s’installer pour toujours dans sa personnalité, dans son cœur, dans son corps. Le Saint-Esprit enveloppe le croyant comme les eaux d‘une rivière invisible et commence à remplir celui qui l’a appelé avec foi.

Le croyant doit boire, bien plus, boire à satiété de cette rivière. Toute la soif de son cœur, soif de Dieu et de bonheur qu’il avait développé pendant toute sa vie, peut être enfin complètement satisfaite. C’est ainsi que s’accomplit ce verset „heureux ceux qui ont faim et soif de la justice car ils seront rassasiés” (Mathieu 5:6). Ceux qui sont très assoiffés de Dieu, y trouveront leur compte – mais ceux qui ont moins soif,  seront tout aussi satisfaits. La mesure de la satisfaction dépend de la mesure de la soif. Tout cela peut être accompagné d’une expérience surnaturelle et émotionnelle très marquée, ce qui est bien,  mais pas n’est pas une nécessité. C’est la foi qui est décisive. Celui qui se plonge dans le Saint Esprit, doit croire selon la parole de Dieu que l’Esprit de Dieu  a pris place pour toujours dans son esprit, dans son corps.

Le signe venant du ciel

„ Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'entre eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.” (Actes 2:1–4) Comme le mouvement pentecôtiste, qui a débuté le premier jour du XXe siècle, aime le souligner (voir l’écrit encadré), l’auteur du livre des Actes des Apôtres, c’est-à-dire le Saint Esprit lui-même, mentionne toujours le don de parler en d’autres langues (glossolalie) comme le signe essentiel et indéniable comme quoi le baptême du Saint Esprit a bel et bien eut lieu.

Savou’ot.  La fête des semaines au mur des lamentations.

Outre le récit évoqué plus haut, Il nous fait également savoir  que l’apôtre Pierre et ses compagnons furent convaincus de ce que les non-juifs puissent également recevoir de Dieu le Saint-Esprit,fait qui leur paraissaient totalement impossible, et cela  uniquement sur la base du signe du parler en langues: Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifierDieu. Alors Pierre dit: Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint Esprit aussi bien que nous?”  (Actes 10: 44–47)

On peut bien voir qu’il a interprété le don de parler en langues comme le signe certain et pleinement fiable de la réception du Saint Esprit, car  „nous aussi” nous l’avons reçu de cette manière, disait-il. Plus tard, Pierre en rendit compte à ses amis de Jérusalem, toujours sceptiques, comme suit: „Lorsque je me fus mis à parler, le Saint Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement. Et je me souvins de cette parole du Seigneur: Jean a baptisé d'eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint Esprit. Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur Jésus Christ, pouvais-je, moi, m'opposer à Dieu? Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie.” (Actes 11:15–18)

Ce n’est donc pas une question sans importance de savoir si les non-juifs peuvent être sauvés, s’il peuvent être en communion avec Dieu ! On peut donc bien voir dans l’histoire évoquée plus haut que ce problème théologique d’une portée historique fut résolu par un seul signe surnaturel, par la manifestation du parler en langues. Il ne s’agit donc pas de n’importe quoi!

Les premiers jours du mouvement pentecôtiste

L’école biblique de Charles F. Parham à Topeka,/aux États Unis/ décembre 1900
„ En décembre, ont été étudiés les thèmes du repentir, de la conversion, de l’engagement, de la sanctification, de la guérison et celui du deuxième avènement du Seigneur. Lorsqu’au cours des études bibliques, ils en vinrent aux Actes des Apôtres, les étudiants reçurent de Parham un devoir à faire qui s’avéra d’une importance historique: ils devaient assidument rechercher la preuve biblique du baptême du Saint Esprit, dans le but de rendre compte de leurs résultats trois jours plus tard. (...)”

Charles. F. Parham„Au matin de l’échéance de ce devoir, Parham a écouté l’exposé des quarante étudiants avec une grande surprise. Bien que dans les Actes des Apôtres le Saint Esprit se soit manifesté concrètement de plusieurs manières depuis son effusion à la Pentecôte, chaque étudiant a tiré exactement la même conclusion: Chaque personne qui avait bénéficié du baptême du Saint Esprit, s’est mise à parler en langues !”

A l’école biblique, c’est avec une grande excitation et un intérêt renouvelé que l’étude des Actes des Apôtres se poursuivit. Le soir, un culte de veille était organisé,et soixante-quinze personnes s’entassèrent dans la pièce dans une atmosphère remplie d’attente.

Tout le culte était pénétré d’une fraicheur spirituelle particulière. Ensuite, une étudiante, Agnes Ozman, a demandé à Parham de lui imposer les mains pour pouvoir recevoir le Saint Esprit. Ozman croyait en sa vocation de missionnaire et elle souhaitait se munir maintenant de puissance spirituelle. Parham était hésitant au début – lui non plus ne parlait pas en langues, disait-il. Agnes cependant insista pour qu’il accéda à sa demande, ainsi il posa humblement sa main sur la tête de celle-ci. Plus tard, Parham décrivit ainsi les événements ce qui s’en suivirent: „ Je suis parvenu jusqu’à trente phrases peut-être, quand la gloire du ciel est descendu sur elle. Comme si sa tête et son visage avait été entouré d’une auréole, et elle s’est mise à parler – en chinois ! Trois jours durant, elle n’était pas capable de prononcer aucun mot en anglais.” Ozman raconta plus tard qu’elle avait déjà commencé à dire quelques mots en langue étrangère dans la „tour de prière”, mais ce fut après l’imposition des mains de Parham, que la puissance surnaturelle de Dieu l'inonda complètement (...)

En janvier 1901, dans l’église  de Topeka, Parham commença à raconter les expériences merveilleuses de l’école biblique. Il fit savoir que sa conviction était que lui-même allait également bientôt parler en langues. Ce soir-là, lorsqu’il rentra du culte, l’un de ses étudiants le conduisit dans la „salle de prière”. Alors que Parham entra, il resta pétrifié devant le spectacle qui s’offrait à ses yeux: douze pasteurs, assis, agenouillés ou debout, levaient les mains au ciel et tous parlaient en langues ! (...)

Il fut tellement bouleversé par ce qu’il voyait qu’il tomba à genoux derrière une table et commença à glorifier Dieu. Aussitôt après il supplia Dieu de lui accorder à lui aussi la même bénédiction. (...) A ce moment-même, il fut enfin  rempli du Saint Esprit, et il se mis à parler – en d’autres langues. „A ce moment-là,je ressentis une petite irritation dans la gorge. La gloire du ciel descendit sur moi, et j’ai commencé à glorifier Dieu en suédois. Puis, cela a changé, a passé à d’ autres langues pour continuer ainsi (...)”

A la nouvelle de cette intervention de Dieu, l’école biblique a été littéralement prise d’assaut par les correspondants des journaux, les linguistes et les interprètes professionnels. Ils ont assisté aux cultes – pour après rendre compte au monde entier de ce phénomène incroyable. Tous étaient d’accord que les étudiants de l’école parlaient dans des langues existantes. Les journaux ont annoncé en manchette: „Pentecôte ! La Pentecôte est arrivée !” Les vendeurs de journaux ont crié: „Communiqué sur la Pentecôte”

(R. Liardon: A hit emberei. 1996, Hit Gyülekezete, p.127–130 traduction en hongrois: Szöllősi Tibor)/Les hommes de la foi/

„Je désire que vous parliez tous en langues”

Une erreur d’interprétation largement répandue consiste à considérer que les croyants s’expriment de façon surnaturelle par le Saint-Esprit dans une langue étrangère connue, parlée par d’autres, mais que eux n’ont jamais étudiée. Bien que le don de la diversité des langues puisse bien fonctionner de cette manière dans certains cas, et on en trouve des exemples dans le Nouveau Testament ainsi que dans l’histoire de l'Église, c’est l’apôtre Paul lui-même qui apporte un démenti comme quoi ce serait le but principal et unique de ce charisme: „En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères.” (1Cor 14:2) Ce n’est donc pas vrai que les apôtres aient reçu le don de parler en langues afin de devenir ainsi capables de prêcher l'Évangile aux nations païennes dans des langues inconnues: les Saintes Écritures ne nous rapportent aucune prédication effectuée de cette manière ! Cette théorie a été élaborée par les théologiens qui n’ont pas fait l’expérience du fonctionnement de ce charisme et ont essayé de s’imaginer de quoi il pouvait bien s’agir.

Selon une troisième opinion – qui est en général professée par ceux qui eux-mêmes, pour une raison difficilement compréhensible, peut-être par crainte de se faire tromper ou simplement guidés par le matérialisme religieux, ne veulent en aucun cas eux-mêmes parler en langues – ce don ne serait pas pour tout le monde, en se référant à un verset du Nouveau Testament, comme quoi tous ne parlent en langues (1Cor 12:30). Mais selon de nombreux enseignants de la Bible, cette remarque biblique ne s’applique pas au don de parler en langues qui se manifeste de façon générale lors du baptême du Saint Esprit dans les récits de Nouveau Testament, c’est-à-dire à la langue de prière utilisée pour être en contact avec Dieu, mais à sa manifestation publique à un niveau plus élevé, en tant que ministère exercé dans le cadre d’un culte, cette langue étant suivie des interprétations, ce qui effectivement n’est pas donné à tout le monde.

Mise à part cette objection théologique, il est encore plus intéressant de se poser la question de savoir pourquoi est-ce que ceux qui s’y réfèrent avec autant de véhémence, ne parlent-ils pas eux-même en langue, c’est à dire, pourquoi n’aspirent-ils pas du tout à recevoir ce don du Saint- Esprit, voire pourquoi cherchent-ils à se protéger contre cette éventualité? (Il faut remarquer que d’après les Saintes Écritures, seulement ceux qui sont sous l’influence des démons redoutent la présence et les manifestations du Saint-Esprit. On peut cependant en être délivré.) Pourtant l’apôtre Paul s’adresse sans équivoque aux fidèles: „Recherchez l’amour. Aspirez aussi aux dons spirituels” (1Cor 14:1).

L’apôtre écrit même un peu plus loin: „Je désire [theló]…, que vous parliez tous en langues...”  (vers 5) Certains enseignants de la Bible font ressortir que le mot grec theló signifie également l’expression du souhait  („je souhaite”), mais son sens principal est: „ je veux”. La phrase de Paul exprime alors une détermination plus forte que celle qu’on peut percevoir dans leurs traductions –  les traducteurs pour la plupart ne parlant pas non plus eux-même en langues: „Je veux que vous parliez tous en langues...” Même si ce n’est pas un ordre exprès, c’est donc plus qu’un souhait: l’apôtre trouve important que les croyants reçoivent et emploient ce don de Dieu.

Les neuf buts du don du parler en langues

1. Le signe de la foi biblique: „Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.” (Marc 16:17-18)

2. Un signe surnaturel pour les non-croyants: „Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants...” (1Cor 14:22)

3. Une communication directe surnaturelle avec Dieu: „En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères.” (1Cor 14:2)

4. Un moyen efficace d’édifier notre foi: „Celui qui parle en langue s'édifie lui-même”  (1Cor 14:4); „... Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit ...”(Jude 20)

5. Une prière dans la volonté parfaite de Dieu en faveur de tous les croyants: „De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. „ (Rom 8:26-27)
„Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de intercessions. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.” (Eph 6:18)

6. Cela permet de se ressourcer, s’apaiser, se reposer dans l’Esprit: „Hé bien! c'est par des hommes aux lèvres balbutiantes et au langage barbare que l'Éternel parlera à ce peuple. Il lui disait: Voici le repos, Laissez reposer celui qui est fatigué; Voici le lieu du repos!” (Esa 28:11-12)

7. Cela maintient la raison naturelle, psychique dans un état de soumission: „Mais l'homme naturel [psychique] ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge.” (1Cor 2:14)

8. La langue, et par elle la façon de vivre dans sa totalité, se trouve placée sous l’autorité de Dieu: „Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu'ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt. La langue aussi est un feu; „ (Jaques 3:3-6)

„C'est du fruit de sa bouche que l'homme rassasie son corps, c'est du produit de ses lèvres qu'il se rassasie. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; quiconque l'aime en mangera les fruits. « (Prov. 18:20-21)

9. Chanter en langues est un moyen de nouveau et de nouveau:
 „Ne vous enivrez pas de vin: c'est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l'Esprit; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur” (Eph 5: 18-19.)

Le plus grand réveil de l’histoire

De nos jours, il s’agit déjà d’un fait reconnu par l’histoire de l'Église et la sociologie religieuse, à savoir que le mouvement pentecôtiste charismatique qui débuta le 1 janvier 1901, a apporté depuis le plus grand réveil et renouveau chrétien de l’histoire du monde. Ce réveil, qui dure encore aujourd’hui, s’il n’a pas dépassé en intensité spirituelle celle de la révolution spirituelle initiée par les Apôtres et qui a complètement transformé l’Empire Romain au cours des premiers siècles, l’a en tout cas largement dépassé en nombre. Ce premier réveil lié à la naissance du christianisme fut en effet le modèle principal de tous les mouvements de renouveau postérieurs.

Il faut boire ! Le baptême du Saint-Esprit requiert une coopération active de la part du croyant

En quelques années, le mouvement s’est mondialisé et aujourd’hui on considère qu’il a remporté les plus grands succès dans le domaine de l’évangélisation de l’histoire du christianisme. D’après les données statistiques, son taux de croissance a atteint 157 pour cent (!) dans la décennie 1975-85 par exemple, pendant que chacune des autres dénominations chrétiennes et des grandes religions ne pouvaient enregistrer qu’une croissance de 1 à 12 pour cent au maximum. Le mouvement, „parti de zéro” en 1901, représentait 21 pour cent de la chrétienté globale en 1987 et connaît une croissance  exponentielle depuis. Le nombre des églises de caractère pentecôtiste dépasse les 150 millions dans le monde.

Pour illustrer ces données: si nous comptons également les chrétiens de l'Église primitive des premiers siècles (car l’Église primitive était de nature pentecôtiste charismatique), 70 pour cent de tous les chrétiens spirituels, nés de nouveau et de cette tendance sont devenus croyants au 20e siècle! 70 pour cent de ceux du 20e siècle se sont convertis après la deuxième guerre mondiale et 70 pour cent de ceux-ci, au cours de ces cinq dernières années – écrivaient des sociologues travaillant sur les questions religieuses en 1997 pour donner une image de cette croissance de nature exponentielle. En extrapolant, les experts évaluent à un milliard le nombre des chrétiens pentecôtistes charismatiques pour les premières années du 21e siècle,  qui devraient bientôt représenter ainsi la moitié de la chrétienté globale.

Prière pour recevoir le Saint-Esprit. Il faut le demander à Dieu au nom de Jésus, ensuite il faut le recevoir par la foi.

La croissance du mouvement est particulièrement intensive en Amérique latine où actuellement en moyenne quatre-cents personnes par heure (!) le rejoignent, mais on peut également mentionner la Chine communiste où il existe des régions dans lesquelles 90 pour cent des habitants sont devenus des chrétiens professants, -dans l’illégalité- la plupart d’entre eux étant charismatiques. On estime leur nombre à 85-100 millions en tout. En Corée du Sud, il y avait en 1900 à peine quelques chrétiens, en 1992, 37200 églises comptaient en tout 12,5 millions de membres et ce nombre a continué à augmenter depuis. D’après le livre intitulé „L’histoire de la chrétienté ” (écrit par des auteurs non pentecôtiste-charismatiques), „dans un passé récent, les vues que le mouvement charismatique représente le plus grand espoir du renouveau de l’Église chrétienne au cours de la dernière décennie  du siècle, ont fait place à  la retenue prudente de beaucoup de dirigeant des confessions traditionnelles.” (Notre lecteur peut trouver encore des données sur cette croissance dans la revue Új Exodus No février-mars 2001 p.36-37 et p. 55)

On ne peut pas ne pas remarquer que ce renouveau ahurissant est étroitement lié au don du parler en langues sur lequel le mouvement a mis de partout l’accent depuis le début. Bien que notre raison puisse difficilement comprendre quel est le rapport entre un comportement spécifique qui semble pour ainsi dire incompréhensible et enfantin et la croissance rapide du mouvement, les figures de proue du réveil pentecôtiste attachent sans exception beaucoup d’importance au fonctionnement de ce charisme pour expliquer leur succès.

Le couple Mandela à un culte pentecôtiste

„Le fait d’accepter que ces expériences font bien partie des expériences chrétiennes authentiques – écrivit Reinhard Bonke, évangéliste qui a attiré des foules de cinq cent mille personnes, dans son livre intitulé „Par la force de l’Esprit”, - avait une portée historique sensationnelle pour l’histoire de l'Église.  Le don de parler en langues a enclenché dans le monde entier un processus au cours duquel le Saint-Esprit commence à occuper le centre de l’attention de l’Église, en plus il fut le catalyseur d’une immense vague d’évangélisation, qui que ce soit par ses dimensions et par ses succès a surpassé tout ce qui avait existé jusqu’alors ... Il a mis en marche le plus large mouvement pour sauver des âmes de toute l’ère chrétienne.”

Le rapport entre le don de parler en langues et le dynamisme du renouveau du monde chrétien  peut apparaître bien „mystérieux” pour les non-croyants, ou les croyants qui ne le pratiquent pas, ce qui est bien normal. Cependant c’est en ouvrant la Bible que tout deviendra clair.

Reinhard Bonke prêche l’Évangile en Afrique

La prière rachetée

Le principal but du don surnaturel des langues, qui semble bien être une folie à priori, c’est que le croyant soit capable de prier Dieu, de communiquer avec lui directement par son esprit, c’est-à-dire pas par son intelligence mais en contournant l’entendement, la réflexion conceptuelle (les Écritures dans ce cas-là mettent en opposition l’intelligence et l’esprit, cf. 1Corinthiens 14:14-15). L’apôtre Paul explique en détail dans ses épîtres que comme nous ne savons pas de quoi nous avons le plus besoin, il faut donc que nous puissions prié sans être limité par notre manque de notre connaissance.

Nous ne nous connaissons  ni nous-mêmes pas par notre intelligence, ni notre avenir, ni les événements du présent dont nous n’avons aucune perception, ni la richesse spirituelle invisible transcendante de Dieu, ni sa volonté précise à l’égard de notre propre destinée  ou de celle du monde. Si nous tenons seulement compte dans nos prières de ce que nous savons de nous -mêmes, des autres, de notre avenir, de notre présent et du surnaturel, notre prière sera très limitée et exposée à énormément d’erreurs. En ce qui concerne notre destinée, il y a incomparablement plus de facteurs qui dépassent le domaine de nos connaissances que de facteurs dont nous sommes conscients et ces derniers sont même en général plus importants que ceux sur lesquels nous disposons déjà d’informations, voire ce sont les plus importants. En effet; nous avons beaucoup plus besoin de commencer à nous diriger vers des choses que nous ignorons, mais dont nous avons vraiment besoin, que de viser des choses que nous connaissons, vu que notre volonté y aspire de toute façon .

Dans l’Ancien Testament ce problème profond et grave restait insoluble. C’est pourquoi Salomon a écrit qu’il est mieux de s’approcher de la maison de Dieu „pour écouter” que pour répandre des paroles comme des insensés: „Ne te presse pas d'ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte pas d'exprimer une parole devant Dieu; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre: que tes paroles soient donc peu nombreuses. ... Pourquoi Dieu s'irriterait-il de tes paroles, et détruirait-il l'ouvrage de tes mains?” (Ecclésiaste 5:1-7)

Mais si on parle en langues, la prière sera libérée des limites de la raison naturelle et le croyant peut prier Dieu directement par son esprit (par sa „ partie ” surnaturelle) à l’aide du Saint-Esprit. Ce n’est pas par hasard que ce soit le seul don parmi les dons de l’Esprit qui n’ait pas fonctionné dans l’Ancien Testament mais uniquement après que la rédemption ait eu lieu. Ce charisme se rattache donc bien à la rédemption, on peut dire que le don de parler en langues est une prière rachetée.

Car Dieu comprend tous les mots de la prière dite en langues aussi clairement que les prières dites par la raison. Ainsi de son point de vue, cette forme de prière n’est en rien inférieure à l’ intercession exprimée dans une langue intelligible. Au contraire, l’apôtre Paul déclare que lorsque l’on parle en langues, on dit des prières parfaitement conformes à la volonté de Dieu (Rom 8:27) – alors que lorsque l’on prie par la raison, ce n’est souvent pas le cas. (Sur les différents buts et fonctions du don de parler en langues déterminés par l’Écriture Sainte, voir l’ encadré.)

 C’est par ce biais que l’Église devient aussi capable d’intercéder selon la volonté parfaite de Dieu pour des choses qu’on ne peut pas connaître humainement parlant,  ce qui est tout à fait extraordinaire! Cela donne également une explication satisfaisante sur l’effet du fonctionnement de ce don; pourquoi est-ce qu’il a conduit à un réveil aussi considérable à l’échelle mondiale. Par le fonctionnement de ce don, les chrétiens ont intercédé auprès de Dieu pour „obtenir” des solutions concernant des choses dont ils n’avaient pas connaissance au niveau naturel. Le don de parler en langues contribue ainsi à la formation du destin individuel – ce dont nombreux rendent témoignage – tout comme à celle du  destin  collectif de l’Église.

Ceux qui emploient régulièrement ce don, témoignent tous qu’ils ont reçu dans des situations insolubles une solution ou une directive surnaturelle, ou bien une libération miraculeuse.  De même les pasteurs, apôtres, docteurs, au service de l'Église confirment-ils qu’ils furent poussés d’innombrables fois par une impulsion, un conseil exact de l’Esprit dans des décisions concernant toute l’église, tout le corps, alors qu’ils parlaient en langues et au travers de l’exercice de ce don.

L’Église s’est retrouvée envahie d’une foule  encore jamais vue de nouvelles solutions, de  „conseils miraculeux”, de libérations, de guérisons, d’enseignements, de révélations surprenant tout le monde, dont il est évident qu’ils „proviennent d’en-haut”, et ce tout simplement au travers de l’exercice de ce don „si enfantin”. Depuis les premiers siècles de notre ère, jamais l’Esprit de révélation n’avait inondé l’Église dans une si large mesure que depuis la redécouverte de l’exercice de ce don ! Le Royaume des Cieux est de nouveau à ceux qui sont redevenus comme des enfants.

Kenneth E. Hagin

Kenneth Hagin, docteur de Bible mondialement connu, attire justement l’attention des chrétiens sur l’emploi intentionnel et assidu du don de prier en langues, comme un moyen d’intercession par la volonté de Dieu qui est extrêmement efficace et assure l’avancée dynamique de l'œuvre de Dieu.

Dans son livre La foi biblique (1990, Hit Gyülekezete, p.148) il écrit le témoignage suivant au sujet de ce type d’expérience qui suit une prière assidue: „Pendant cinq heures et trois-quarts d’heure [ passées à prier en langues], j’ai pu pénétré dans cet empire auquel je n’avais encore jamais accédé jusque là, et cela marqua un tournant dans mon ministère. J’avais besoin de ce temps pour détruire quelque chose en moi-même et pour vaincre le diable. Pendant ces cinq heures et trois-quarts d’heure j’ai prié en une demie-douzaine de langues différentes (...). On peut remarquer que l’Église n’avance pas comme il le faudrait, car une personne ne peut pas assumer seule le fardeau de ce type de prière: nous nous devons tous  d’y participer.”

L’Église est encore loin d’avoir atteint son but aujourd’hui. Un des buts de cet article est d’inciter le plus possible de lecteurs à entrer dans ce ministère surnaturel, extrêmement efficace de l’intercession.

Un peu d’aide

Le baptême du Saint Esprit se passe de la façon la suivante en conformité avec la Bible: premièrement, il faut que le croyant, déjà converti, qui voudrait être rempli du Saint-Esprit, en fasse la demande au Père au nom de Jésus Christ, puis il faut qu’il accepte par la foi que sa demande a trouvé écoute, car les Écritures Saintes en font la promesse sans équivoque. Ainsi, il faut qu’il reçoive la personne du Saint-Esprit en son être intérieur, tout en ouvrant son  cœur,  son âme – et pour plus de facilité sa bouche, il „doit boire” le Saint-Esprit.

Les pasteurs sont là pour l’assister, ils prient que cela réussisse en lui imposant les mains– mais le baptême du Saint-Esprit peut également se produire sans leur assistance, spontanément, comme lors de la première Pentecôte, ou bien tout seul chez soi aussi. Celui qui demande le Saint-Esprit, doit accepter par la foi que l’Esprit s’est installé en son cœur, en son corps. Dès que cette foi nait dans son cœur, il devient déjà capable de parler en langues.

„... et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.”

L’expérience générale parmi les pasteurs montre que les gens élevés dans la culture européenne rationaliste, matérialiste, sont difficilement disposés au début à se mettre à parler en langues. Bien qu’ils croient que le Saint-Esprit s’est installé en eux, même s’ils le sentent, ils ne comprennent pas - à cause de leur milieu culturel qui exclut au maximum le surnaturel   „comment” est-ce qu’ils devraient parler en langues. Ce milieu culturel leur permet bien de réfléchir à propos à la transcendance, mais quand il s’agit de la mise en pratique, ils n’arrivent pas à coopérer, à s’immerger.

Certains attendent passivement que l’Esprit domine totalement leur bouche, leur langue et qu’Il se mette à parler à leur place au travers de leurs organes phonatoires. Pourtant le baptême du Saint-Esprit et le don de parler en langues ne relèvent pas de la «parole automatique», qui s’apparenteraient aux mots prononcés inconsciemment par les médiums spiritistes, les chamans païens, les enchanteurs lorsqu’ils entrent en transe. L’Esprit de Dieu d’Israël n’est pas un démon qui domine sur l’homme et qui l’utilise comme un instrument. En effet, nous devons coopérer avec le Saint-Esprit par la foi.

„mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif...”

La forme grammaticale du mot hébraïque dans la Bible pour prophétiser (hitnabbé) se réfère exactement à une activité „réciproque, commune”, on pourrait le traduire au mot à mot par „parler ou se comporter de façon extatique en s’inspirant réciproquement avec Dieu, ensemble avec lui”.

C’est le cas aussi du parler en langues (ce don est classé dans un passage des Saintes Écritures comme appartenant à  la catégorie au sens large du don de prophétie): On se trompe si on s’attend à ce que le Saint-Esprit parlera en utilisant notre bouche. Selon les Écritures „ ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer « (Actes 2:4). C’est-à-dire que ce n’est pas le Saint-Esprit qui s’est mis à parler mais eux-mêmes ! – et l’Esprit a donné les mots. Il s’agit de collaborer avec le Saint Esprit, en s’inspirant réciproquement et non pas d’attendre passivement.

Il n’en va pas autrement de nos jours non plus. Lorsque quelqu’un croit en recevant l’Esprit que la troisième Personne de Dieu a fait sa demeure en lui pour l’éternité, il doit simplement commencer à parler en langues. C’est lui qui doit commencer. Mais comment ? – s’interroge beaucoup à ce moment-là. C’est en fait si simple qu’on ne peut pas l’expliquer: il faut en tout et pour tout se lancer par la foi afin de commencer à parler en langues ! C’est à nous de nous mettre à  articuler, cela l’Esprit ne le fait pas à notre place, c’est à nous d’ouvrir la bouche et de nous mettre à parler en une nouvelle langue inconnue – et le Saint-Esprit nous donnera les mots.

On ne peut pas parler la bouche fermée. C’est le croyant qui doit se mettre à parler.

Au moment où la transcendance devient une réalité au lieu d’être seulement un discours, l’intelligence européenne matérialiste et rationaliste „se scandalise profondément”: „la démarche de la foi” dans ce cas - comme dans les autres par ailleurs-, est perçue comme étant une folie, une bêtise inutile, une absurdité effrayante, un comportement humiliant, enfantin, insensé, un signe de manque de culture, du charabia, une arnaque ou autres choses négatives –  on ne fait pourtant que prouver justement que le miracle a bien eu lieu: le croyant n’est enfin plus assujetti au contrôle de son intelligence charnelle mais vient d’entrer dans le surnaturel.

Celui qui parle pour la première fois en langues, peut ressentir comme une épreuve en soi la guerre qui éclate soudainement dans son cerveau. Cependant s’il tient ferme dans sa foi, s’il écoute son cœur et persévère dans le parler en langues, le petit ruisseau se fraye un chemin et progressivement devient un large fleuve qui l'inonde. Il commence à naviguer sur la mer surnaturelle de la paix, de la joie, de l’amour, de la force, de la foi, de l’espoir, de la santé dont il n’aurait jamais osé rêver durant toute sa vie et dont il n’a jamais pensé que cela puisse exister. Il est rempli du Saint-Esprit.

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