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Témoignages

Interview avec Ferenc Balogh

La vie triomphe

Krisztina, l’épouse: „l’accouchement suivait son cours, quand dans l’instant précédant la mise au monde de Viktor j’ai soudain senti comme si le Seigneur Jésus se tenait près de moi, auprès de mon lit de couches, et tenait ma main. Tranquillité, sécurité, joie me remplirent avec une grande puissance, et rayonnaient dans toute la pièce. Au bout de quelques secondes, cela toucha le médecin qui commença à sangloter, les larmes coulaient de ses yeux. La sage-femme ne savait pas ce qui se passait mais le sentit. Toute douleur cessa immédiatement, je commençai à sourire, à me réjouir, à rire et dans le moment suivant Victor commença à pleurer. Il est né complètement normal, en bonne santé, de façon merveilleuse.”

- Comment a débuté ta vie, ta carrière?

- Je ?oulais être un homme loyal qui aime ce qui est juste, j’avais été élevé pour aspirer à la droiture, à la franchise, pour estimer d’avoir pu partir de rien. J’ai fait mes études secondaires comme technicien de construction mécanique à Vác où nous vivions. Je n’ai jamais appris à chanter, ni à l’époque, ni plus tard, mais déjà lorsque j’étais enfant, j’ai chanté dans toutes sortes de groupes de province après avoir très bien joué à un concours visant à la découverte de jeunes talents. Six mois plus tard, c’est moi qui suis devenu le soliste de l’orchestre Bergendy à la place de Demjén.

Je me souviens du premier enregistrement musical de ma vie, au „studio six” de la Radio, qui a tourné au fou rire car j’ai chanté les paroles avec l’accent du Nord de la Hongrie. Les événements se sont soudain accélérés. Tournées régulières à l’Ouest avec l’orchestre, les chanteurs et actrices les plus importants, de Péter Máté à Péter Haumann m’ont honoré de leur amitié, de leurs invitations. J’ai commencé à chanter les comédies musicales anglaises, l’une après l’autre avec les paroles hongroises: Violoniste sur le toit, Hair, Jésus Christ Superstar. Puis, est venu un rôle principal dans „Cats” au Théâtre Madách. Représentations, Club Fészek, whisky.

- Kriszta était déjà ta femme?

- Au cours d’une tournée d’été, organisée justement par Péter Máté, Kriszta était l’habilleuse, c’est ainsi que nous avons fait connaissance. Nous sommes complètement tombés amoureux l’un de l’autre. Les artistes, les musiciens avec qui je me produisais, se pâmaient d’admiration en nous voyant. Ils disaient que s’ils redevenaient encore une fois jeunes, ils voulaient être amoureux comme ils nous voyaient l’être.

-  On dirait une histoire à succès à l’américaine.

C’était déjà le deuxième chapitre de ma vie. Le premier avait commencé par un mariage après mon baccalauréat à Vác, duquel j’ai eu deux fils.

- Aussi cela était par amour?

- Non. Cette fille n’avait pas de parents et nous nous connaissions depuis l’adolescence, j’ai eu pitié d’elle et je l’ai épousée. Mais dès la première heure de notre mariage il devint évident qu’il n’allait pas fonctionner.

- Quand tu as rencontré Kriszta, tu étais encore ...

- ... j’étais encore le mari de ma femme. A proprement parler, mon déménagement à Pest, ma carrière à Pest que j’ai racontée, a commencé par un adultère qui a mené à une crise, puis à divorce. J’ai laissé ma femme avec mes deux enfants adorables. J’ai vécu avec un énorme sentiment de culpabilité, mais Kriszta également. Nous avons essayé partout de compenser ce sentiment comme si nous avions pu racheter ce qui n’était pas à rachetable.

Ensuite, nous nous sommes mariés, et notre vie commune a commencé par les visites régulières de mes fils déjà un peu plus grands et par un événement angoissant. Kriszta a avorté spontanément au cinquième mois de la grossesse, elle a accouché d’un petit bébé mort. Après, il nous est né un deuxième enfant, une petite fille. Nous étions très-très heureux, nous l’avons appelée Kriszta. Mais à l’âge de neuf mois, il s’est révélé que le bébé ne pourrait pas grandir, qu’elle n’allait pas rester en vie, car les muscles ne se développaient pas dans son corps.

- Les médecins, qu’est-ce qu’ils ont dit, que se passait-il?

- Après la première série d’examens sérieux, ils annoncèrent aussitôt sa condamnation à mort. Nous devions vivre avec la conscience de la perdre – peut-être dans un mois, dans un an, dans deux ans. Un an plus tard, quand Krisztike était encore en vie, notre troisième enfant, Benjámin est né. Nous étions heureux, nous avions confiance en un secours invisible;  qu’il serait en bonne santé.

Mais il n’en fut rien. Ses muscles à lui non plus ne se développèrent pas. Nous sommes allés de médecin en médecin, jusqu’au docteur Czeizel. Il nous a dit très clairement  que dans l’état actuel de la médecine, de la génétique, il était impossible que nous deux ayons des enfants bien portants. On a diagnostiqué l’incompatibilité de nos chromosomes.

- Comment vous avez accueilli ces nouvelles? Est-ce que vous en avez accusé quelqu’un ou quelque chose? Comment avez-vous pu continuer à vivre dans cet état de choses?

- J’ai commencé à ressentir une espèce d’obstination..

- Par rapport à  toi-même, à la vie, au destin, à ta femme?

- Non. Par rapport à  la situation que les médecins avaient laissé entrevoir. J’ai simplement refusé de l’accepter. Je crois que là, je me suis fâché contre Dieu, même si je ne le connaissais pas encore: „Pourquoi  m’as-tu fait cela à moi, pourquoi?”  Je sombrai dans une confusion énorme.

En même temps, j’ai travaillé de plus en plus. Je suis devenu de plus en plus populaire: film, disque, radio, pièces de théâtre. J’ai même tenu le rôle principal à l’Opérette. Mon métier m’obligeait à me montrer rayonnant de bonheur, à être „happy”.  Les paroles que je chantais étaient dans ce style.

Cependant je faisais tout pour tenir secret l’existence de mes deux enfants infirmes. J’ai commencé à boire beaucoup, cette tension ne pouvait être dissipée que par le whisky. Je pouvais passer de moins en moins de temps dans un état sobre, cela se limitait à quelques heures après le sommeil. Krisztike était encore en vie et Benjamin aussi.

- C’était en quelle année?

- Au printemps 89. Nous avons supplié ce Dieu invisible, inconcevable, inconnu, nous lui avons demandé de faire quelque chose. Trois mois plus tard, une esthéticienne, Emmi Tési a donné son  témoignage à Krisztina sur le Dieu vivant qui guérit. Elle massait le visage de ma femme pendant que Kriszti racontait sa vie. L’esthéticienne lui a dit qu’il y avait une solution, de l’espoir parce que Dieu nous aimait, nous aussi. Elle a dit des choses que les médecins n’avaient pas dites jusque-là.

Kriszti est rentrée et elle a dit qu’elle avait rencontré une esthéticienne qui allait dans une secte, mais qu’elle avait dit des choses si bonnes qu’il était très agréable  de l’entendre. „Vas-y et écoute-la!” –lui ai-je dit. Ces conversations avec Emmi représentaient pour elle un soulagement, comme le chant ou l’ivresse pour moi.

En automne 1989, le 24 septembre, Benjamin tomba dans le coma à la maison, il fallut se précipiter avec lui à l’hôpital. On pouvait voir au cours  des mois précédents que quelque chose n’allait pas au niveau de son développement mental. J’ai couru avec lui à l’hôpital et Kriszta a couru au salon de beauté, elle s’est jetée au cou d’Emmi et sanglota. L’esthéticienne l’a réconfortée par la parole de Dieu, elle a prié, elle s’est comportée comme une vraie croyante qui savait qui était son Dieu.

Ma femme s’est calmée. L’enfant a été mis à l’hôpital  sous appareil respiratoire, quelques jours après il en a été enlevé, et une semaine plus tard nous l’avons ramené chez nous. Il ne mourut pas.  Pas encore. Nous avons cru que tout était résolu et Kriszta est allée le week-end suivant au culte avec Emmi et elle a reçu Jésus-Christ dans son cœur. Je crois que Dieu l’a vraiment touchée mais à l’époque nous ne pouvions pas encore le formuler.

- Et toi?

- J’étais un homme connu, ça m’aurait gêné d’y aller. C’est Dieu qui s’est approché de moi, avec l’église, avec le pasteur, avec tout.

- Comment comprends-tu cela?

- Mot à mot. Nous avons tenu nos répétitions avec l’orchestre Bergendy au Centre Culturel Ganz, dans la rue Golgota. Une fois, l’Église de la Foi est arrivée dans la grande salle et à partir de ce moment-là, ils y ont tenu leurs cultes pendant une longue période. Le soir, on pouvait entendre du côté de la scène: „Vous hommes, soyez des hommes, vous femmes, soyez des femmes, abandonnez l’occultisme, aimez le Seigneur.” Nous tenions nos répétitions derrière la scène, dans une petite salle, naturellement, nous entendions tout à travers le mur, surtout ce qui fallait. Et au rez-de-chaussée fomentait le bistrot du Trou Noir. Ce n’était pas n’importe quel assortissement!

- Après t’être placé devant Dieu, toi aussi, qu’est-ce que cela a représenté pour toi, la prière que tu as dite? Qu’est-ce que s’est passé en toi, est-ce que tu as pensé à quelque chose, tu as senti quelque chose? C’était la solution pour toi ou tu y voyais un espoir de solution?

- Je n’ai eu aucune expérience particulière, le ciel ne s’est pas ouvert au-dessus de moi, j’ai seulement fuit l’état dans lequel je me trouvais. Récemment, j’ai vu le film Titanic. Je pouvais bien m’identifier à la situation des deux jeunes amoureux, car nous étions dans une situation comparable. Dans notre amour, dans notre relation, il y eut un défaut, il fallait que nous prenions la fuite. Si nous restions sur le navire, nous pouvions être sûrs de mourir  mais si nous sautions du navire dans l’inconnu, nous avions une chance d’en réchapper.

Les médecins ont – bon gré mal gré – suggéré que c’était notre faute, ainsi nous avons pensé, senti beaucoup de choses l’un vis-à-vis de l’autre, dites et non-dites. Je n’avais pas la moindre idée où je sautais en me convertissant, mais je savais que si je ne sautais pas, je mourrais. Mon corps commençait à mal supporter l’alcool, probablement, j’aurais finis par quitter Kriszta avec le temps.

Bien entendu, de cette vie tombée sur un écueil, rien ne se voyait de l’extérieur que le sourire. Quand tu vas au théâtre, tu vois des châteaux, des monts, des meubles magnifiques sur la scène, mais si tu les regardes de près, tu vois que ce n’est que du carton-pâte peint. Notre vraie vie était également en carton-pâte.

- Quand les choses ont-elles commencé à bien tourner?

- Après notre conversion, Dieu nous a tout pardonné, il nous a rachetés, la „réadaptation” a commencé d’une certaine façon, mais sur le plan des choses visibles, pendant les années qui suivirent nous avons continué à  sombrer, à nous enfoncer. Au défi de toutes les opinions médicales, nous avons commencé la vie chrétienne avec une foi monstre, mais nous n’étions pas assez lucides, je le reconnais après coup.

Invoquant notre nouvelle foi, nous avons continué à assumer des enfants. Encore deux enfants sont nés paralysés, fragiles, malades. Ainsi, cinq sont partis jeunes chez le Seigneur de cette vie terrestre. En plus, ces tragédies nous ont impitoyablement humiliés.

- A quoi penses-tu?

Krisztike avait 18 mois passés quand les chauffeurs de taxi se sont mis en grève en faisant le blocus de la ville. Ce matin-là, la petite fille n’a montré aucun signe de vie, nous nous sommes effrayés, et comme nous étions – moi en pyjama – nous avons couru à la voiture. Krisztina a tenu l’enfant dans la main, et moi, j’ai appuyé constamment sur le klaxon et sur le champignon. Les taxis, en voyant l’enfant mourant, nous ont laissé passer à Buda, jusqu’à l’hôpital. Pendant ce temps nous luttions en prière  dans la voiture.

Mais dans l’hôpital, il s’est avéré que notre Krisztike était déjà morte depuis des heures. Nous lui avons dit au revoir et nous nous sommes en allés. Mais là, nous ne pouvions plus rentrer en voiture à cause du blocus, mais à pied et en métro. Il faisait un hiver froid. Dans la rue, sur l’escalier mécanique du métro, j’ai tenu la main de ma Kriszta, dans un pyjama minable, avec des pantoufles aux pieds, nous n’avions rien à dire, nous avons marché avec un visage impassible. On se moquait de nous sur notre passage, on nous montrait du doigt, mais qu’est-ce que cela pouvait-il nous faire?

- D’où avais-tu autant de force, autant de foi pour que même ces tragédies successives ne t’aient pas brisé? Comment as-tu pu ne pas t’en prendre à Dieu, au monde, à la vie? A quoi as-tu attribué ce qui s’est passé?

- Je savais déjà que Dieu ne fait pas de mal, il ne tue pas les enfants. Nous l’avons attribué à un jugement qui datait encore de l’époque de notre ancienne vie. Et il a fallu le subir même si nous ne le voulions pas, il a fallu y survivre. Nous ne savions pas exactement ce que c’était et pourquoi, si c’était une malédiction ou un péché, mais nous ne cherchions plus à savoir. Nous ne l’apprendrons qu’au ciel.

C’est surtout ma Kriszta qui a payé un si grand prix, mais c’est sûr qu’elle obtiendra une bénédiction considérable de ce qu’elle ait soigné et aimé avec un dévouement total mes enfants infirmes. La parole de Dieu dit que lorsqu'on traverse la vallée de Baca, elle sera transformée  en un lieu plein de sources. Il y avait des situations où nous ne savions même pas ce que nous faisions, mais Dieu nous a gardés comme ses perles pour que nous ne nous fassions pas de mal. J’ai aspiré à la vie, j’ai aimé la vie, même si elle était si difforme.

- Qu’est-ce qui s’est passé après en vous ou avec vous, quand finalement  votre sixième enfant, Viktor est né. Sain et sauf, en pleine santé.

- Notre foi aveugle des débuts s’est transformée avec le temps en  une vraie foi mature. Nous avons continué à prier, à jeûner malgré les évènements, et nous avons dit et cru avec une foi sans faille les mots d’Esaïe, même après le décès de nos enfants malades: „Et ils n'auront pas des enfants pour les voir périr; Car ils formeront une race bénie de l'Éternel, Et leurs enfants seront avec eux.” Ensuite, ma femme tomba de nouveau enceinte.

Mais là déjà, nous sentions  comme si avec Viktor ce procès diabolique touchait à sa fin. Dans les septième-huitième mois, nous aussi, nous avons changé pour ainsi dire visiblement, nous nous sommes rafraîchis, nous étions renouvelés. Nous avons senti que quelque chose était terminée et que quelque chose de nouveau commençait. Le pasteur de l’église et d’autres aussi prièrent à maintes reprises pour nous. La femme du pasteur a prié pour l’enfant en posant les mains sur le ventre de Krisztina. Il n’est rien passé d’extraordinaire, là non plus le ciel ne s’est pas ouvert au-dessus de moi, mais je savais que cet enfant allait vivre.

Krisztina, l’épouse:

- L’accouchement suivait son cours, quand dans l’instant précédent la mise au monde de Viktor j’ai soudain senti comme si le Seigneur Jésus se tenait près de moi, auprès de mon lit de couches, et tenait ma main. Tranquillité, sécurité, joie me remplirent avec une grande puissance, et rayonnaient dans toute la pièce. Au bout de quelques secondes, cela toucha le médecin qui commença à sangloter, les larmes coulaient de ses yeux. La sage-femme ne savait pas ce qui se passait mais le sentit. Toute douleur cessa immédiatement, je commençai à sourire, à me réjouir, à rire et dans le moment suivant Viktor commença à pleurer. Il est né complètement normal, en bonne santé, de façon merveilleuse. Et aussi maintenant, après huit ans, il est en très bonne santé.

Le mari continue:

- Quand Viktor a commencé à marcher, nous ne nous en sommes même pas aperçus. J’ai dit à Kriszta: „Est-ce que ce n’est pas Viktor qui vient de traverser la pièce?” Nous nous sommes tapés dans la main, nous étions reconnaissant envers Dieu, l’un envers l’autre, nous avons exulté de joie. Nous avons vu se manifester notre conviction comme quoi  quelque chose était terminé et que quelque chose de  nouveau avait commencé. Depuis également  nous expérimentons une bénédiction, une joie et une grâce fantastique de Dieu par l’intermédiaire de notre fils.

Nous avons appris et compris au travers de sa vie cette vérité très simple comme quoi Dieu est bon. On peut même dire que très souvent,  il nous éduque, guide, forme par l’intermédiaire de Viktor, et pas n’importe comment. Tu sais, maintenant que j’ai quarante-quatre ans, je sais beaucoup plus exactement qui je suis, où je vais, quel est ma tâche dans le monde et dans l’église, pourquoi je suis né. Plus précisément, je le saisis bien mieux qu’à vingt,  trente ou même  trente-cinq ans.

- Que signifie pour toi que Dieu vous forme, guide par l’intermédiaire de votre fils?

- Par exemple, l’été dernier, nous avons passé quelques jours de vacances en Transylvanie, à Tusnád. Quand nous sommes rentrés, Viktor avait envie d’y retourner. Un jour, il déclara: „Je voudrais être un soldat de la campagne, pas de la ville, mais de la campagne.” Tout d’abord, nous n’avons pas compris ce qu’il disait, mais ensuite il expliqua qu’il voulait rester le soldat de Dieu, mais pas ici dans la ville, il voulait l’être à la campagne, dans un petit village comme celui qui lui avait plu en Transylvanie. Là où il y a des collines, des forêts, des champs, là où il n’y a pas beaucoup de maisons et où des tracteurs rouges travaillent sur le flanc de la colline.

En effet, à Tusnád, il avait beaucoup aimé un tracteur rouge qui labourait sur la colline. Là, je me suis assis et je lui ai dit en tête à tête que même si nous vendions tous que nous avions, nous n’aurions pas assez d’argent pour acheter une maison dans un petit village en banlieue. Mais Viktor l’a remis chaque jour sur le tapis.

Alors, je lui ai dit, „D’accord, mais alors, il faut que tu formules exactement, comment est la maison que tu voudrais.” Il la décrivit. „Alors, maintenant, dessine-la et colorie-la.” Il l’a fait. Il a dessiné la région vallonnée, la forêt, les monts dans le lointain et bien sûr le tracteur rouge qui labourait. A ce moment-là,  Kriszti et moi, nous avions déjà envie de vivre dans un tel petit village, et dans une telle maison. Nous en avons parlé de plus en plus, Viktor la construisit en légo aussi. Il construisit les collines, la forêt verte et le tracteur rouge.

Ensuite Dieu a arrangé nos affaires de telle manière que dix mois plus tard, en mai de l’année suivante, nous pouvions emménager dans cette jolie maison à la campagne dans la banlieue de Pest. Après avoir emménagé, au matin du premier jour, je suis sorti sur le balcon et qu’est-ce que j’ai vu? Aucune maison, mais une région vallonnée, une forêt magnifique à côté, les contours des montagnes dans le lointain. J’y suis resté débout pendant longtemps et j’ai regardé le paysage, et là, tout d’un coup, derrière la forêt, un tracteur a pétaradé sur la colline. Un tracteur rouge.

- Qu’est-ce représentait pour toi ce matin-là de voir ce tracteur rouge?

- Que la vie finit par vaincre!

Source: Nouvel Exode

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