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Témoignages

La guérison incroyable d’un garçon prématuré de sept mois

Le duel invisible

... J’ai touché sa main, son visage, sa petite tête. À ce moment j’ai su ce que c’était que de devenir parent. Puisque jusqu’ici, je n’avais en effet pas eu le droit de le toucher. Ce fut une telle émotion car j’avais toujours eu l’impression qu’on me l’avait enlevé, car jusqu’à ce moment-là, nous n’avions eu aucune relation.

Attila Kelecsényi, le père:
- Nous voulions un enfant depuis huit ans. Nous n’y sommes pas arrivés. Il semblait médicalement impossible parce qu’il y avait des problèmes avec moi.

Anett, la mère:
- Pendant les années j’ai été mise sous traitement hormonal, mais le problème ne venait pas de moi. Finalement à l’Institut Káli mon mari a passé un examen médical approfondi et on a constaté que la seule solution pour nous, c’était le bébé-éprouvette. Trois semaines après l’implantation de l’ovule fécondée le cœur du bébé s’est mis à battre. J’ai eu une grossesse merveilleuse, pendant des mois nous vivions à dix centimètres du sol. J’étais heureuse que Daniel soit vivant et qu’il bouge dans mon ventre. J’avais toujours ressenti qu’il fallait bénir ce bébé.

- Comment ?

- C’est-à-dire que chaque fois qu’Attila quittait la maison et revenait, je lui ai  toujours demandé de poser sa main sur mon ventre et de bénir Daniel. Parfois il rouspétait et me demandait pourquoi fallait-il le bénir si souvent, est-ce qu’une seule fois ne suffisait pas? Mais c’était si important pour moi que j’insistais. J’étais même capable de réveiller Attila en pleine nuit en disant qu’il avait oublié de bénir Daniel.

- Étais-tu malade pendant la grossesse?

- Pas du tout, pas même un seul moment. Ni nausées, ni vertiges, ni fatigues. C’est pour cela que je dis que j’ai eu une grossesse merveilleuse. A cette époque je n’avais encore aucune idée de ce qui allait se passer.

- Qu’avez-vous dit dans vos prières?

Attila:
- J’ai posé ma main sur le ventre de ma femme et j’ai prié pour que Dieu  les protègent, les gardent dans sa grâce et les fortifient. Nous avons aussi demandé à nos amis de bénir Daniel.

Anett:
- Daniel a bien grandi dans mon ventre. C’est le premier mai que le bébé a eu sept mois.

Attila:
- Ce jour là, mon épouse s’est levée, elle a arrêté le réveil, étant donné que c’était un jour férié et que je ne devais pas aller au travail, puis elle est allée se recoucher à nouveau. Au bout de dix minutes elle m’a réveillé en disant que quelque chose coule d’elle abondamment. J’ai allumé la lumière et nous avons vu du sang partout.

Anett:
- En me levant du lit j’ai senti comme si quelque chose tombait en bas à l’intérieur de mon ventre. L’enfant s’est tourné en position transversale et il a glissé dans le  bas-ventre. Je suis allée rapidement à la salle de bain parce que le sang pouvait être nettoyé plus facilement sur le carrelage. Entretemps j’ai dit à Attila de ranger quelques affaires et nos pièces d’identité, puis de courir à la voiture.

- Vous n’avez pas eu peur en voyant cette quantité de sang?

Anett:
- J’étais complètement calme. Je me suis sentie en sécurité. Attila a demandé si Daniel a bougé, s’il était toujours vivant. J’ai mis ma main sur mon ventre et je l’ai senti bouger. J’ai dit à Attila de se dépêcher, que j’allais accoucher. Il a dit qu’il appelait l’ambulance. J’ai répondu non,  je veux aller à Budapest, à l’hôpital de la rue Szabolcs chez mon gynécologue. Nous sommes montés dans la voiture, il a appuyé à fond sur la pédale d’accélérateur. Dans la voiture j’ai appelé ma mère, qui habitait à la campagne, pour dire que j’allais accoucher et qu’elle ne s’inquiète de rien, que tout allait bien et qu’elle vienne à l’hôpital. J’ai également appelé mon gynécologue pour qu’elle vienne car j’allais accoucher. Elle aussi, je l’ai rassurée pour qu’elle ne s’inquiète pas, que tout va bien. Nous sommes arrivés en même temps que la gynécologue. En quelques instants ils ont constaté que la source de l’hémorragie était le décollement d’une grande partie du placenta. Ils m’ont mis un masque, puis ils ont ouvert mon ventre. Daniel a pleuré à six heures cinquante. Il pesait 1900 grammes et malgré sa prématurité, il était en bonne santé. Le lendemain le chef de service m’a visitée et m’a demandé si je savais à quel point j’avais eu de la  chance que Daniel soit né vivant et que mon hémorragie n’ait pas été mortelle. Le décollement du placenta veut dire que le fœtus ne reçoit plus d’oxygène. Le placenta a commencé à se décoller à cinq heures. Daniel est né à six heure cinquante, plus d’une heure et demie plus tard. Dans une telle situation cinq minutes de retard peuvent causer  la mort. Ma doctoresse m’a dit qu’elle n’avait jamais été confrontée à une telle situation durant sa pratique médicale. Là, j’ai compris pourquoi il avait fallu tant prier pour la protection et la bénédiction de ce bébé. Pourtant les épreuves ne faisaient que commencer. Les nouveau-nés prématurés de sept mois ont un poumon très faible, en plus les alvéoles pulmonaires de Daniel se sont remplis d’eau. Il  a fallu l’opérer le septième jour. Le huitième jour il est devenu tout gris car ’il avait attrapé une infection bactérienne dénommée pseudomonas qui a un effet délétère sur les globules rouges.

Extrait du rapport médical final:
« à l’âge de 8 jours apparition d’un aspect septique, peau marbrée et grisâtre, léthargie. Taux de CRP  élevé, puis les études microbiologiques ont confirmées le développement de la toxicose»

- Comment l’a-t-il attrapée?

- C’est une bactérie hospitalière qui se trouve dans les instruments médicaux même si on les stérilise, il est impossible de les désinfecter à cent pour cent. Elle n’attaque pas la plupart des bébés, mais le système immunitaire de Daniel était si faible qu’il fonctionnait à peine. Il est devenu anémique. Son estomac et ses intestins se sont complétement enflammés. Son ventre a gonflé. À partir de ce jour là il n’a rien pu manger pendant trois semaines, il a été mis sous perfusion et a constamment perdu du poids. Cette bactérie a tout attaqué de la moelle osseuse aux reins. Il a été transfusé à trois reprises. Les tubes et les aiguilles lui sortaient de partout et en même temps il présentait un trouble de la coagulation sanguine.

- Que signifie dans le rapport final le taux du CRP?

- L’intensité de l’inflammation dans l’organisme. Le CRP d’un nouveau-né  se situe normalement entre cinq et huit. Il était à 114 le dixième jour. Les nouveau-nés ne survivent pas au taux de 160.

- Comment est-ce que tu y pouvais rester avec lui?

- J’aurais pu rentrer à la maison le sixième jour, mais c’est à ce moment que les problèmes ont commencé donc j’ai été autorisée à rester avec lui en tant que maman. J’étais alitée un étage plus bas.

- Qu’est-ce que tu en as pensé, où est-ce que vos prières sont allées? Qui est-ce que vous avez accusé? Est-ce que vous avez cru que Daniel pouvait être guéri?

Attila:
- Le pire, c’était que nous étions là sans rien pouvoir faire. Les médecins ont commencé à nous préparer délicatement à la mort de Daniel. Mais nous, tous les deux, nous avons eu la conviction qu’il allait s’en sortir. Tous les jours nous avons prié et remercié Dieu pour lui, que ce soit à  l’hôpital ou à la maison, de plus nos amis et les pasteurs qui nous connaissions ont également prié pour lui. Il faut savoir que le service de néonatologie prématuré  fonctionne sous la direction d’une fondation privée et des médecins connus et expérimentés y travaillent. Nous n’avions jamais mis en doute  la moindre seconde qu’ils ne fassent le maximum pour Daniel. Ce qu’ils ont fait  était vraiment sensationnel.

Anett:
- C’était un sentiment cruel que d’avoir  accouché il y a quatre semaines sans pouvoir toucher son enfant, mais de ne pouvoir le regarder qu’à travers les murs de l’incubateur deux ou trois fois par jour. Nous avons demandé aux médecins si nous pouvions mettre à côté de lui dans l’incubateur un petit foulard  ou jouet  que nous avions béni. Cela n’était pas possible. Ils nous ont alors donné une gaze stérile qui n’était pas ouverte. Je l’ai amené à l’église, et  on l’a bénie.

- Alors qu’elle était enfermée?  

- Oui. Nous l’avons emmenée le lendemain, la doctoresse l’a ouverte devant nous et l’a mise stérilement dans l’incubateur. Nous avons insisté pour qu’elle soit placée dans l’incubateur devant nous. Le jour suivant l’enfant allait mieux. Le taux de CRP a diminué un petit peu. Ça a encouragé les médecins et ils nous ont donné d’’eux-mêmes une plus grande gaze pour l’emporter à l’Église et pour qu’on la bénisse.

- Vous l’avez fait?

- Oui. Par contre il n’y eut pas d’amélioration.

Attila:
- À la clinique de la rue Szabolcs il y a un jardin avec beaucoup de bancs et nous avons eu un banc que nous avons appelé « banc de prière » parce que nous y avons prié avec ma femme tous les soirs et tous les matins. (Lorsque je me décourageais, nous nous sommes soutenu mutuellement. Nous avons proclamé tous les jours que Daniel allait guérir, mais quand nous avons vu le bébé déformé à cause de la douleur depuis déjà trois semaines, nos cœurs se sont brisés. Nous avons recherché Dieu: que devions-nous faire, comment prier, comment lutter. Entre temps le taux de CRP s’est approché de 140.

Anett:
- Tout à coup je me suis souvenue que dans la Bible lorsque les parents bénissaient leurs enfants, ils  posaient leurs mains sur eux. Nous avons fait pareil quand Daniel était dans mon ventre, mais jusqu’ici nous avons prié pour lui que dans le jardin ou à la maison. Le lendemain était la Pentecôte, nous nous sommes donné rendez-vous à côté du banc et  nous sommes allés voir Daniel. La doctoresse nous a accueillis avec  la nouvelle comme quoi la machine attachée à Daniel a commencé à siffler ce matin. Les battements du cœur du bébé se sont arrêtés. Ils ont réussi à le ranimer.

- L’enfant était mort?

- Oui. Je préfère dire que son cœur s’est arrêté, c’est plus joli. Mais cela nous ne l’avons appris que le soir. La doctoresse a dit qu’il ne lui restait plus que quelques jours.

- Et vous? Vous vous êtes effrondrés?

- C’est très intérêssant car non. J’ai dit que Daniel n’allait pas mourir, que j’allais l’emmener d’ici guéri.

Attila:
- La doctoresse nous a regardés assez bizarrement, pendant l’espace de quelques instants, nous avons cru qu’on allait nous amener  en  psychiatrie.

Anett:
- Le jour suivant j’ai dit à la doctoresse: « Madame la doctoresse, je sais qu’il est interdit, mais ce soir j’aimerais poser ma main sur Daniel. J’aimerais le toucher et le tenir dans mes mains. Je vous demande de rendre cela possible» Pendant au moins une demi-minute elle n’a rien répondu, elle n’a fait que me regarder et puis elle a dit qu’elle donnait sa permission. Même si elle risquait de perdre son travail. Nous avons demandé à nos amis de prier à dix heures quand je vais aller voir Daniel. Attila n’a pas pu entrer, uniquement moi. A dix heures du soir. Ils m’ont habillée.

- Tu n’étais pas là, Attila?

- Il n’a pas pu entrer, que moi. Ils m’ont désinfectée comme on le fait pour les médecins.  Ils ont ouvert l’incubateur et ils m’ont laissé seule avec l’enfant. Je l’ai touché doucement. Pour la première fois de ma vie je touchais mon propre enfant. Il a tressailli et a commencé à pleurer.

- As-tu touché sa tête, sa main?

- D’abord je n’ai osé toucher que sa jambe, parce qu’il était si maigre. Son petit corps était tout bleu car les vaisseaux sanguins avaient éclaté. On pouvait voir ses intestins au travers de sa peau fine. Je ne sais pas combien de poids il a perdu. Donc quand je l’ai touché, il a tressailli et il a pleuré. J’ai commencé à prier: Mon Seigneur, tu as promis que sur quoi tu béniras ce sur quoi je pose mes mains, et la guérison est une bénédiction. Mon Seigneur, je suis là, à côté de mon enfant souffrant et je te demande de le guérir parce que tu en ais capable. Et les paroles, les demandes ont jailli de moi, je ne faisais que parler, parler, parler. Même de sa tête dépassait un tube parce qu’il y avait un vaisseau  principal dans lequel la médicamentation était perfusée. Et tout d’un coup la présence et l’amour de Dieu m’ont rempli, je me suis mise à trembler et à pleurer, puis  à rire. Tout cela d’une si grande puissance que tout d’un coup j’ai oublié tout ce qui m’entourait et je savais  juste que le petit était là devant moi. Quand j’ai de nouveau regardé l’enfant au travers de  mes larmes, j’ai vu qu’il souriait. Alors je me suis mise à pleurer encore plus de joie et de tout. Là j’ai réussi à toucher sa main, son visage, sa petite tête. À ce moment j’ai su ce que c’était que de devenir parent. Puisque jusqu’ici, je n’avais en effet pas eu le droit de le toucher. Ce fut une telle émotion car j’avais toujours eu l’impression qu’on me l’avait enlevé, car jusqu’à ce moment-là, nous n’avions eu aucune relation.  J’ai prié pour lui pendant quarante minutes, puis il s’est endormi en paix. Je suis sortie du service, et j’ai appelé Attila en riant pour lui dire que Daniel était guéri. Pourtant c’est ce soir-là que son état fut  le pire. Le taux de CRP  est monté à presque 150. Je ne pouvais pas dormir ce soir-là, je n’y suis pas arrivée. Le matin suivant je suis allée très excitée au service des prématurés pour demander comment allait Daniel. La doctoresse a  accouru vers moi joyeusement, comme quoi elle n’en croyait pas ses yeux, le taux de CRP est descendu à 25. Elle  a effectué l’examen laboratoire deux fois, et elle l’a également fait contrôler par un autre médecin  pour savoir si le résultat était exact. Le jour suivant, il était déjà à 10. Ce jour-là à midi, Daniel n’a pas pleuré à cause de la douleur, mais parce qu’il avait faim. Après deux semaines nous avons amené à la maison un petit garçon de 2200 grammes, sain et souriant.

Mme le Professeur adjoint Erzsébet Princzkel
- Daniel est né à la 32ème semaine, avec un poids n’atteignant même pas deux kilogrammes. Les nouveau-nés prématurés de faible poids ont besoin de traitement intensif à cause des troubles respiratoires nécessitant beaucoup d’intervention, l’implantation de perfusions et des cathéters. Daniel a fait un pneumothorax, il a fallu mettre des tubes dans sa poitrine et aspirer l’air. Son infection était si grave que nous devions appliquer un traitement très complexe, impliquant l’utilisation de beaucoup d’antibiotiques, l’assistance au système circulatoire et au système immunitaire, ainsi que l’administration de plusieurs douzaines de médicaments. En cas d’infection aussi dangereuse, les services de néonatologie perdent malheureusement des enfants. Pendant trois semaines son état s’est soit amélioré soit aggravé. Écoutez, je ne crois ni  aux miracles, ni aux prières, je crois aux médicaments et aux traitements. Sinon je ne serai pas capable de guérir. Par contre c’est un fait établi qu’avant la prière le taux CRP de Daniel était autour de 140 et après la prière il a chuté à 25. Et le lendemain à 10. Ce qui signifie en pratique que l’infection a disparu, Daniel a été guéri. Et cela a eu lieu après la prière.

Daniel avec ses parents. Complètement guéri.

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